Archives Métro Le directeur du SPVM, Philippe Pichet.

Le directeur du Service de police de Montréal (SPVM) juge préoccupant d’entendre le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal affirmer qu’une enquête policière concernant des députés libéraux aurait été bloquée.

«Je ne peux pas discuter de ce dossier, ce n’est pas à mon niveau, ce n’est pas la responsabilité du SPVM. Mais c’est préoccupant. Quand on entend ce type d’information, ce qui importe, c’est de la relayer le plus rapidement aux autorités compétentes», a déclaré Philippe Pichet vendredi matin.

«S’il m’en avait parlé, j’aurai relayé l’information à l’autorité compétente», a ajouté le chef de police.

En entrevue au 98,5 FM jeudi matin,le président du syndicat des policiers montréalais, Yves Francoeur, a affirmé que «des intervenants du système judiciaire» lui ont demandé son aide en 2012 pour qu’une enquête policière se traduise en poursuite judiciaire.

L’enquête pour «fraude, trafic d’influence et modifications législatives en retour de contributions au Parti libéral» du Québec (PLQ) visait une firme immobilière «liée à la mafia italienne» ainsi que deux députés du PLQ – dont un encore en fonction. Elle avait «tout pour procéder», incluant de la preuve recueillie par filature et par écoute électronique, selon M. Francoeur.

Les allégations ont eu l’effet d’une bombe à l’Assemblée nationale. L’opposition péquiste a notamment demandé à savoir si le whip du PLQ et le premier ministre étaient au courant d’une enquête criminelle visant un membre de leur caucus. L’opposition caquiste, quant à elle, a demandé à entendre Yves Francoeur en commission parlementaire.

Pour sa part, la Directrice des poursuites criminelles et pénales, Annick Murphy, a démenti, en commission parlementaire, l’existence d’une «immunité libérale» et a invité M. Francoeur à lui transmettre ses informations.

Le président de la Fraternité rencontrera cependant l’Unité permanente anti-collusion (UPAC) la semaine prochaine, selon les médias de Quebecor.

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