MONTRÉAL — Un litige vieux de 10 ans chez Olymel, un lock-out mêlé à une fermeture d’usine à Saint-Simon, en Montérégie, pourrait bien avoir finalement été résolu.

Le syndicat affilié à la Fédération du commerce (CSN) et la direction d’Olymel ont confirmé, lundi, qu’une entente de principe était intervenue entre eux, qui pourrait mettre fin à cette longue saga juridique.

Les membres du Syndicat des travailleurs d’Olympia se prononceront sur cette entente de principe au cours d’une assemblée qui sera tenue dimanche prochain, à Drummondville.

En 2007, l’entreprise agroalimentaire Olymel avait fermé son complexe d’usines d’abattage et de découpe de porcs à Saint-Valérien et à Saint-Simon, confrontée qu’elle était à un marché difficile dans l’industrie du porc.

La CSN soutenait que cette fermeture contrevenait à la convention collective alors en vigueur, puisqu’une lettre annexée à cette convention stipulait que la production devait être maintenue à l’usine de Saint-Simon pendant la durée de la convention.

Un arbitre lui avait d’ailleurs donné raison.

La centrale syndicale avait estimé à 14 millions $ les salaires et sommes dus aux 406 employés pour la période d’avril à octobre 2007, soit la période comprise entre la fermeture de l’usine et la fin prévue de la convention collective à Saint-Simon.

La Cour supérieure avait donné raison au syndicat, en juillet 2015. Les parties avaient ensuite commencé des discussions — d’où la présente entente de principe.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce de la CSN, a confirmé lundi que l’entente abordait à la fois les questions du conflit de travail et de la réclamation monétaire au nom des travailleurs.

«L’entente de principe concerne l’ensemble des litiges que le syndicat des travailleurs d’Olympia a avec Olymel. On parle ici d’une entente de principe pour une nouvelle convention collective et aussi pour un centre de distribution qui va être opéré anciennement où l’usine de transformation était et, aussi, deux griefs qui avaient été faits à l’époque. C’est l’ensemble de ces trois grands dossiers-là qui devraient être réglés — si les membres du syndicat l’acceptent dimanche prochain», a résumé M. Bergeron-Cyr.

Il n’a pas voulu dévoiler le contenu de l’entente de principe, préférant en garder la primeur aux travailleurs concernés — ce qui est la coutume dans les circonstances.

Il a salué la détermination des membres qui, depuis 2007, ont assisté à toutes les assemblées générales sans baisser les bras.

D’ailleurs, des 406 travailleurs qui étaient à l’emploi de l’entreprise en 2007, une quarantaine sont décédés depuis, a noté M. Bergeron-Cyr.

De son côté, le porte-parole de la direction d’Olymel, Richard Vigneault, joint au téléphone, a refusé de commenter avant que les travailleurs se soient prononcés sur l’entente de principe.

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