Andrew Vaughan Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

HALIFAX — Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a dû défendre, jeudi, l’embauche d’un assistant ayant agressé une femme.

Lors d’un arrêt à Halifax, dans le cadre de sa campagne électorale, M. McNeil a déclaré que le directeur des communications des libéraux, Kyley Harris, avait droit à une «deuxième chance» après avoir obtenu une absolution conditionnelle pour avoir frappé une femme au visage lors d’une dispute conjugale, le 9 mai 2014.

M. Harris était porte-parole de M. McNeil à l’époque, mais avait été congédié pour avoir attendu quatre jours avant de révéler au gouvernement qu’il faisait face à une accusation de voies de fait.

Il a été embauché à nouveau en 2015 pour faire de la recherche au bureau du caucus libéral et est maintenant directeur des communications pour la campagne électorale provinciale, qui doit se conclure le 30 mai.

L’histoire a refait surface lorsque la chef conservatrice fédérale par intérim, Rona Ambrose, a écrit sur les médias sociaux, mercredi, que la réembauche de M. Harris envoyait «un terrible message» et que les leaders libéraux devaient «passer de la parole aux actes en matière de lutte contre la violence faite aux femmes».

Interrogé à ce sujet jeudi, le leader conservateur de la Nouvelle-Écosse, Jamie Baillie, a déclaré que son adversaire avait fait preuve d’un manque de jugement en ramenant M. Harris dans son cercle.

En réponse, M. McNeil s’est dit fier des accomplissements de son parti pour appuyer les victimes de violence conjugale, mais a ajouté que les gens ne devraient pas être jugés sur leurs gestes du passé.

«Les gens ont droit à une deuxième chance et M. Harris fait partie de ces Néo-Écossais. Pour ce qui est des commentaires de la chef nationale, c’est son commentaire», a-t-il affirmé au sujet des propos de Mme Ambrose.

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