QUÉBEC — Philippe Couillard et Martin Coiteux ont-ils menti à l’Assemblée nationale?

C’est la question que l’opposition officielle se pose à la suite du témoignage du grand patron de la Sûreté du Québec (SQ), Martin Prud’homme, en commission parlementaire jeudi.

Le Parti québécois (PQ) relève des contradictions qui pourraient constituer un outrage au Parlement, que le président de l’Assemblée aurait en l’occurrence à trancher.

À l’étude des crédits du ministère de la Sécurité publique, jeudi, la SQ a déposé une procédure, des règles claires selon lesquelles le corps policier peut «aviser exceptionnellement le gouvernement quand la nature du geste visé par l’enquête peut compromettre le travail du ministre ou du député».

Martin Prud’homme a affirmé avoir avisé le gouvernement à une occasion d’une enquête sur un élu.

Or le premier ministre Philippe Couillard et son ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, ont déjà laissé entendre en Chambre qu’ils n’étaient pas informés des enquêtes en cours, sauf pour les vérifications de sécurité concernant les ministres.

Dans une entrevue avec La Presse canadienne vendredi, le porte-parole péquiste en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, s’est demandé s’ils avaient induit la Chambre en erreur, ce qui serait un outrage au Parlement.

Le Parti québécois entend donc scruter minutieusement les transcriptions des débats des derniers mois à l’Assemblée nationale.

En novembre dernier, M. Couillard avait notamment affirmé à la période de questions que jamais il n’y a quelque communication entre son cabinet et les forces policières au sujet d’une enquête.

En vertu des règles parlementaires, un élu peut invoquer un outrage au Parlement quand il estime que la Chambre a été induite en erreur. Il revient alors au président Jacques Chagnon de se prononcer.

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