Le major Richard Bernatchez agit en tant que commandant adjoint du 1er bataillon pour le déploiement militaire en renfort aux sinistrés des inondations.

Les militaires qui ont quitté la base de Valcartier samedi et dimanche s’attendent à être déployés pendant plusieurs jours pour venir en aide aux sinistrés des inondations.

Environ 800 militaires se sont préparés dimanche à partir en renfort à leurs 410 collègues déployés la veille.

Le major Richard Bernatchez fermait la marche. Les hommes qu’il dirige en tant que commandant adjoint du 1er bataillon ne connaissent pas le moment du retour : « On part pour le temps que ça va prendre. C’est dans cet esprit-là qu’on part. J’ai embrassé mes enfants ce matin et je suis parti en me disant : on se revoit quand on se revoit. »

Lorsqu’ils seront tous arrivés dans les quatre régions du Québec soutenues par l’armée, 1200 militaires seront à pied d’œuvre. Leur aide est requise pour remplir des sacs de sable, construire des digues, les sécuriser, ainsi qu’appuyer les autorités et citoyens sur place. Différents corps de métier sont représentés, énumère le major Bernatchez: fantassins, ingénieurs de combat, artilleurs et équipes médicales, notamment.

Samedi, 350 militaires de l’Unité d’intervention immédiate ont été déployés dans les secteurs de Shawinigan, Rigaud, Laval et Gatineau. Du personnel du 5e Régiment de génie de combat, de l’Aviation royale canadienne et de la Réserve navale ont aussi été requis.

Sommet de précipitations
Les autorités s’attendent à ce que la crue des eaux connaisse un sommet au cours des prochaines heures, en raison de la pluie qui s’abat dimanche sur la plupart des régions touchées. Vers 13h, le maire de Montréal a d’ailleurs décrété un état d’urgence de 48h pour l’agglomération de Montréal. Au total, près de 1900 domiciles sont inondés dans 126 municipalités. Plus d’un millier de résidants ont été évacués. Et plus de 400 routes sont affectées.

«Les véhicules blindés permettent de passer dans des endroits moins accessibles, il y a des machines pour des sacs de sable. Surtout on a la « masse » de militaires qui peuvent être présents à plus d’endroits que la sécurité publique peut le faire dans des conditions normales», a affirmé plus tôt ce matin Pascal Larose, de l’armée canadienne.

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