La Presse canadienne

TORONTO — De nouvelles directives dévoilées lundi concernant la prescription d’opioïdes encouragent les médecins à éviter d’utiliser les puissants narcotiques comme traitement de première ligne pour les patients atteints de douleurs chroniques, non liées au cancer.

Elles suggèrent plutôt d’essayer d’autres médicaments ou des traitements non pharmaceutiques afin d’éviter les dangers potentiels associés à ces narcotiques.

Ces dangers incluent la dépendance et le risque de surdose. On estime qu’environ 2000 Canadiens sont morts d’une surdose d’opioïdes en 2015 seulement. Les données de 2016 qui sont toujours en train d’être compilées permettent de croire que les morts liées à ces médicaments — qu’ils aient été prescrits ou illicites — pourraient excéder de beaucoup ce nombre.

Pour les patients dont la douleur chronique n’est pas contrôlée avec des traitements sans opioïdes, le groupe d’experts ayant élaboré les nouvelles directives suggère de restreindre les doses d’opioïdes comme l’oxycodone, l’hydromorphone et le fentanyl à moins de l’équivalent de 90 milligrammes de morphine par jour, et idéalement moins de 50 milligrammes.

Les médecins traitant des patients consommant déjà l’équivalent de 90 milligrammes de morphine ou plus devraient essayer de diminuer graduellement la dose quotidienne jusqu’à la plus faible dose efficace, et possiblement même cesser l’utilisation de ces narcotiques, recommande le groupe d’experts.

Le nouveau document, publié lundi dans le Journal de l’Association médicale canadienne, offre des directives plus détaillées et plus strictes que dans la version précédente, publiée en 2010, qui indiquait que les médecins pouvaient donner, sous surveillance, une dose équivalant à 200 milligrammes de morphine par jour.

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