Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

MONCTON, N.-B. — Une policière s’est souvenue, mercredi, au procès de la GRC pour infractions au Code du travail, que personne ne semblait aux commandes, dans toute la confusion, lors de la fusillade de Moncton en juin 2014.

Martine Benoit a raconté au tribunal qu’à un certain moment, elle se trouvait seule dans sa voiture de patrouille criblée de balles, au milieu d’un stationnement, «en attendant d’être abattue» par Justin Bourque. Un de ses collègues de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Éric Dubois, est finalement venu la rejoindre et lui a appris, au milieu des rafales, que l’agent Fabrice Gevaudan était mort. L’agent Dubois a été blessé au bras lors de cette fusillade.

L’agente Benoit a finalement trouvé refuge avec ses collègues dans une caserne de pompiers du voisinage, et elle a soutenu au procès mercredi que personne ne semblait savoir quoi faire. L’agente Benoit a aussi raconté qu’à plusieurs reprises ce soir-là, au gré de ses déplacements dans la ville, elle avait été toute seule, laissée à elle-même, sans ordres précis de ses supérieurs.

Le 4 juin 2012, Justin Bourque, armé d’un fusil semi-automatique, s’est mis à tirer sur des policiers. Les agents David Ross, Fabrice Gevaudan et Douglas Larche ont été tués alors que les agents Éric Dubois et Darlene Goguen ont été blessés.

La GRC est aujourd’hui accusée par la Couronne d’avoir enfreint le Code du travail. Selon le ministère public, les policiers auraient dû être mieux formés et mieux équipés pour faire face à un tel «tireur actif». Mardi, un agent a raconté au tribunal qu’il aurait peut-être pu neutraliser Justin Bourque s’il avait été armé d’une carabine plutôt que de son seul pistolet de service.

Justin Bourque, qui voulait lancer une rébellion contre le gouvernement, a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans — la peine la plus sévère imposée au Canada depuis les dernières exécutions capitales en 1962. Le jeune homme avait plaidé coupable à trois accusations de meurtre prémédité et à deux autres de tentative de meurtre, en août 2014.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!