Jonathan Hayward Jonathan Hayward / La Presse Canadienne

VANCOUVER — Le premier ministre Justin Trudeau a fait la promotion du secteur canadien de la technologie et de son essor, mercredi, auprès de chefs d’entreprises technologiques à l’occasion d’un sommet à huis clos organisé par le grand patron de Microsoft à Redmond, dans l’État de Washington.

Cette visite de M. Trudeau aux États-Unis survient alors que l’administration du président Donald Trump souffle le chaud et le froid sur les occasions d’affaires des entreprises canadiennes dans le secteur des hautes technologies. Son discours protectionniste et sa promesse de baisser l’impôt des entreprises pourraient se solder par un exode des investissements vers les États-Unis, alors que ses restrictions sur l’immigration pourraient attirer des cerveaux au Canada, notent des observateurs.

Selon le cabinet du premier ministre, M. Trudeau serait le premier chef d’État ou de gouvernement à être invité à prononcer un discours lors de ce sommet annuel organisé par Microsoft sur le campus Redmond de la multinationale. Son attachée de presse, Andrée-Lyne Hallé, a soutenu que la participation du premier ministre constitue «une occasion importante d’encourager l’innovation, de promouvoir les investissements dans le secteur des technologies, et d’attirer au Canada les talents du monde entier».

«Le premier ministre présentera les compétences de la main-d’oeuvre canadienne, (son caractère) travaillant, sa créativité et sa diversité», a-t-elle affirmé.

Le sommet a attiré plus de 140 chefs d’entreprises à Redmond, en banlieue de Seattle. L’événement annuel est fermé au public et le centre de conférence était entouré de gardes de sécurité, de véhicules noirs et d’agents de police armés.

Une poignée d’employés de Microsoft se sont rassemblés à l’extérieur pour tenter de s’approcher de Justin Trudeau.

«Je l’adore. Il est vraiment mignon», a dit Twisha, une gestionnaire en commerce de 31 ans originaire de l’Inde, soulignant que le premier ministre canadien est selon elle «merveilleux, libéral, moderne (et) féministe».

Un autre employé de Microsoft — originaire de Winnipeg pour sa part —, Dave Ebb, a de son côté dit qu’il aimerait que le Canada investisse davantage dans le secteur de la technologie.

Microsoft a pour sa part refusé de rendre un représentant disponible pour répondre aux questions de La Presse canadienne.

M. Trudeau, qui était à Montréal pour le 375e anniversaire de la ville mercredi matin, n’a pas fourni de disponibilité pour rencontrer la presse, si ce n’est pour une séance de photo avant sa rencontre, jeudi, avec le gouverneur de l’État de Washington, Jay Inslee.

Selon un professeur associé à la Sauber School of Business et l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), Werner Antweiler, le but principal du premier ministre Trudeau devrait être de «positionner le Canada sur la carte du monde».

Ce dernier doit en outre promouvoir la qualité de vie au Canada et la simplicité de l’immigration, estime-t-il, précisant qu’il s’agit de qualités qui font qu’un pays est attrayant pour le talent et l’investissement.

Le directeur des politiques en matière de science, de technologie et d’innovation du Conference Board of Canada, Paul Preston, a de son côté relevé que le Canada doit, pour attirer plus d’investissements étrangers, inciter des entreprises à dépenser davantage en recherche et en développement.

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