THE CANADIAN PRESS La commissaire Marion Buller.

EDMONTON — Le premier ministre Justin Trudeau refuse de joindre sa voix à celles qui critiquent la lenteur de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées.

M. Trudeau a déclaré, samedi, qu’une telle commission est essentielle afin de mettre un point final à une «tragédie nationale».

Affirmant qu’il ne voulait pas jouer au gérant d’estrade, il a ajouté que le gouvernement fédéral gardait sa confiance envers les commissaires afin d’atteindre cet objectif.

De passage à Edmonton, le premier ministre a aussi laissé entendre qu’il n’était pas surprenant que la commission ait frappé quelques écueils.

«Des commissions aussi importantes que celle-là doivent toujours relever des défis importants», a-t-il déclaré.

Certaines personnes accusent la commission d’avancer trop lentement. Des proches de victimes ont même fait part de leur nervosité.

La veille, la commissaire en chef, Marion Buller, a réagi aux critiques.

Elle a dit qu’un «travail énorme» avait déjà été accompli. Si les gens ne sont pas au courant, ajoute-t-elle, c’est de la faute à de mauvaises communications.

Selon Mme Buller, si les commissaires semblent avoir pris du retard, c’est parce qu’elles sont sorties des sentiers battus, refusant d’adopter la méthode habituelle des commissions d’enquête digne des tribunaux. Elles ont préféré adopter une approche plus autochtone afin de ne pas causer de tort aux victimes et à leur famille, quelque chose que les commissaires doivent tenir compte.

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