MONTRÉAL — Roger Tassé, qui est considéré comme l’architecte de la Charte canadienne des droits et libertés est mort de cause naturelle samedi à Gatineau.

Son épouse, Renée Marcil Tassé, était à son chevet à l’hôpital lorsqu’il est décédé vers 6h45.

Roger Tassé recevait des traitements de dialyse depuis plusieurs années et il était suivi de près depuis que les médecins avaient découvert la présence d’eau dans ses poumons, selon ce qu’a confié sa femme à La Presse canadienne.

Roger Tassé aurait eu 86 ans le 5 juin.

Né à Montréal en 1931, dans un milieu modeste, il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada le 26 juin 1981.

En 1982, sous le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau, il devient sous-ministre de la Justice.

Pilote de nombreuses réformes législatives, acteur de premier plan lors du rapatriement de la Constitution canadienne en 1982, il a dirigé, à partir de 1980, une équipe de juristes du ministère, dont la tâche consistait à aider les dirigeants politiques à s’entendre sur le texte de la Charte canadienne des droits et libertés.

En 1992, lorsque l’Université du Québec à Hull lui a décerné un doctorat honorifique, il avait dit, lors de son allocution, que le plus grand défi de l’équipe qu’il dirigeait pour rédiger la Charte était «de trouver le juste équilibre entre, d’une part, une protection accrue de nos libertés fondamentales et, d’autre part, les exigences du bien commun.»

Roger Tassé a aussi été sous-solliciteur général (1972-1977) et sous-procureur général du Canada (1977-1985).

Il a également été conseiller constitutionnel et négociateur pour le gouvernement fédéral, lors des négociations de l’accord du Lac Meech (1987-1990) et de l’accord de

Charlottetown (1992).

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