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OTTAWA — Alors que les partis de gauche souverainistes songeaient à se rapprocher, le Nouveau Parti démocratique du Québec (NPD-Québec) jetait les bases de son organisation en prévision des prochaines élections générales québécoises.

Le parti a tenu une assemblée générale le 30 avril pour élire un nouvel exécutif. Il doit maintenant se mettre à la recherche d’un nouveau chef.

Le chef par intérim du NPD-Québec, Pierre Ducasse, préfère se retirer.

«J’avais été clair depuis longtemps que j’étais là comme chef par intérim», a-t-il affirmé dans une entrevue avec La Presse canadienne.

«Mon but c’était d’aider à mettre ça sur les rails sans être chef permanent.»

L’exécutif, qui est passé de 4 à 11 membres, a prévu une rencontre le 3 juin pour organiser une course à la direction.

Le parti compte toujours présenter des candidats lors des prochaines élections provinciales même si l’échéance électorale de 2018 se rapproche.

Pour y parvenir, le NPD-Québec travaille à mettre sur pied des associations régionales, notamment dans des circonscriptions de Québec, de Chaudière-Appalaches, de la Montérégie et de l’Outaouais.

«Une majorité de Québécois ne veulent pas de référendum dans un avenir proche et en même temps, les gens ne sont pas heureux non plus de l’austérité et de la corruption de ce gouvernement-ci», a constaté Pierre Ducasse.

«Notre défi va être de se présenter comme une alternative crédible aux politiques de droite actuelles», a-t-il continué.

Une solution de rechange à la fois progressiste et fédéraliste.

Pierre Ducasse, un ex-lieutenant de Jack Layton au Québec, compte rester dans l’entourage du parti pour l’aider à faire sa percée dans le paysage politique québécois même s’il ne prévoit plus occuper les fonctions de chef d’ici quelques mois.

Cinq fois plus de dons

Le NPD-Québec semble avoir profité d’un certain engouement au cours de la dernière année.

Il a récolté cinq fois plus de dons en 2016 que lors des années précédentes, mais il devra grossir ses coffres encore davantage pour pouvoir faire campagne.

Les contributions au parti ont dépassé 4500 $ en 2016, alors qu’elles n’atteignaient pas 900 $ lors des deux exercices financiers précédents.

Le parti est enregistré auprès du Directeur général des élections du Québec depuis 2014.

Même s’il croit que le NPD-Québec pourrait à la fois gruger le vote des partis progressistes souverainistes et celui du Parti libéral, l’ex-directeur national du NPD, Karl Bélanger, estime que le parti fait face à un défi de taille.

«Ce n’est pas évident de lancer un parti politique, a-t-il souligné à La Presse canadienne. Il faut bâtir tout un réseau d’organisation. Il faut trouver non seulement les candidats, mais les gens qui vont les entourer et il faut trouver les fonds nécessaires pour mener une campagne et l’échéance électorale approche à grands pas.»

«Lorsqu’on regarde l’exemple du Parti conservateur au Québec, il n’est pas dit qu’automatiquement les votes qui sont donnés à un grand frère fédéral vont automatiquement vers le parti frère provincial.»

Le NPD-Québec compte deux ex-députés fédéraux dans son exécutif, soit Denis Blanchette à la présidence et Djaouida Sellah à la vice-présidence. Tous deux avaient été élus lors de la vague orange de 2011, mais ont ensuite perdu en 2015.

Au moins un ancien député serait intéressé par la direction du parti.

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