gracieuseté Michel Gaudreault avait 22 ans quand il a disparu en 1981.

Michel Gaudreault, 22 ans, a quitté le domicile familial à La Prairie, le 16 décembre 1981, et n’a jamais été revu. Sa mère, Gisèle Gaudreault, souhaite connaître ce qui lui est arrivé avant de mourir.

Elle raconte cette dernière journée comme si c’était hier. «C’est gravé dans ma mémoire», dit-elle.

Son garçon l’a embrassée avant de quitter la maison, à 18h55, précise-t-elle. Il est parti en motoneige parce que sa voiture était au garage. Son véhicule a été retrouvé à Sainte-Catherine. Une portière n’était pas barrée et ses vêtements de motoneige étaient à l’intérieur. La motoneige était chez un ami.

Son souhait est de comprendre les raisons de sa mystérieuse disparition. «J’aimerais retrouver son corps et savoir ce qui s’est passé. Je me doute bien qu’il n’est plus vivant», dit Mme Gaudreault. Elle soutient prier pour lui tous les soirs.

La Laprairienne a décidé de continuer à vivre malgré sa douleur pour ses trois autres enfants. Elle est aujourd’hui grand-mère et arrière-grand-mère.

«Ça m’a changée à 100%. Quand on célébrait les fêtes, il en manquait toujours un. Ça me rendait malheureuse,» affirme sa mère.

Elle soutient avoir pleuré beaucoup après la disparition de son 2e enfant. La douleur est toujours vive pour elle. Mme Gaudreault a d’ailleurs essuyé plusieurs larmes au cours de l’entrevue sollicitée par TC Media dans le cadre du mois portant sur les enfants disparus.

En 2011, la maman a demandé aux policiers de relancer l’enquête. Un communiqué a été médiatisé et des démarches ont été faites avec l’organisme Enfants retour.

«On m’a dit que des personnes pouvaient avoir des remords de conscience et parler», dit-elle.

Finalement, ça n’a pas été concluant. Dans le communiqué de presse émis en 2011, on indique que Michel Gaudreault «aurait certainement rencontré des gens auxquels il devait de l’argent.» Sa mère mentionne qu’il a consommé de la drogue.

Diffuser la photo
Lorsque l’organisme Enfants retour a été approché, des représentants ont rencontré la famille afin d’obtenir toutes les informations entourant sa disparition. Ils ont ensuite produit une affiche de disparition qui a été diffusée à grande échelle.

«C’est important qu’elle soit vue par le plus de monde possible, même plusieurs années plus tard», affirme Pina Arcamone, directrice générale d’Enfants retour.

Pour chacun des cas de disparition, l’organisme travaille avec des partenaires qui diffusent les photos. Parmi eux, une compagnie de transport qui parcourt l’Amérique du Nord affiche les photos sur ses camions.

La directrice générale de l’organisme ajoute qu’au fil des années les nouvelles informations sont moins nombreuses, mais qu’il s’agit d’obtenir la bonne pour résoudre une disparition.

«Il y a quelqu’un qui sait quelque chose. On aimerait que cette personne transmette l’information. Elle peut le faire de façon anonyme. Ça permettrait à une famille de retrouver la paix», soutient-elle.

Mme Arcamone affirme que les circonstances de la disparition de Michel Gaudreault sont mystérieuses.

«Plusieurs questions demeurent sans réponse. Mais une famille se couche le soir en se demandant où est son fils et se réveille avec la même question», dit-elle.

La directrice générale souligne qu’il est important de communiquer rapidement avec les policiers en cas d’un doute. Des recherches peuvent être ainsi amorcées rapidement pour retracer la personne. «C’est faux de dire qu’on doit attendre 24 heures. Il n’y a pas de délai», mentionne-t-elle.

Dossier toujours ouvert
À la Régie intermunicipale de police Roussillon, le dossier de Michel Gaudreault est toujours ouvert et analysé chaque année.

«Il fait partie des dossiers non résolus. Il est regardé annuellement par les enquêteurs afin de voir ce qu’on peut faire avec les nouveaux moyens qu’on a à notre disposition», indique l’agent François Michaud.

Dans ce cas-ci, une analyse d’ADN avec la famille a été réalisée avec les nouvelles technologies pour établir le profil du disparu.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!