Depuis minuit hier soir, l’Alliance syndicale de la construction a déclenché une grève illimitée touchant près de 170 000 membres de tous les secteurs de l’industrie.

Ce débrayage a complètement paralysé des chantiers majeurs dans la grande région de Montréal, dont celui du nouveau pont Champlain, de l’échangeur Turcot et du CHUM. Les secteurs commerciaux (magasins, hôpitaux), résidentiels (maisons neuves) et des grands travaux de génie civil (travaux routiers, ponts, échangeurs) sont tous touchés. Des piquets de grève sont installés à l’entrée de plusieurs chantiers.

«La grève était le seul choix qui nous restait, estime le porte-parole de l’Alliance, Michel Trépanier. Nous avons négocié jusqu’à la dernière seconde afin de tenter d’en venir à une entente. D’ailleurs, nous avons accepté à plusieurs reprises de collaborer avec la conciliatrice afin d’accepter un règlement qui évite un conflit. Malheureusement, les employeurs se sont entêtés à conserver leurs demandes déraisonnables et n’ont pas voulu accepter les propositions de la conciliatrice. Leur objectif est clair: ils veulent prolonger les négociations pour continuer à tirer profit de l’absence de rétroactivité. Ils misent sur une loi spéciale.»

Par voie de communiqué, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) s’est dit consterné par la tournure des négociations.

«Tout le Québec retient son souffle en espérant que les travaux de construction pourront se poursuivre dans les plus brefs délais, a déclaré le PDG du CPQ, Yves-Thomas Dorval. Rappelons que les impacts d’une grève dans ce domaine sont majeurs pour l’ensemble de la société, se chiffrant en quelques dizaines de millions de dollars de perte pour chaque journée d’interruption.»

Présentement à l’extérieur du pays pour une mission économique en Israël, le premier ministre Philippe Couillard n’a pas tardé à confirmer son intention d’adopter une loi spéciale si les choses ne rentrent pas dans l’ordre rapidement.

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