HALIFAX — Les données des commissions scolaires de Nouvelle-Écosse montrent que les étudiants des écoles de cette province commettent, menacent de commettre ou incitent à commettre une forme de violence physique environ 1100 fois par mois, en moyenne, durant les classes.

Ces chiffres alarmants obtenus par La Presse canadienne en vertu des lois d’accès à l’information amènent les enseignants de la province à réclamer davantage de personnel de soutien et des procédures disciplinaires plus claires.

Les données ont été recueillies auprès de quelque 400 écoles et font référence à la définition de violence telle qu’établie par les autorités provinciales, soit «l’usage de la force, les gestes ou le fait d’inciter des tiers à utiliser la force pour blesser un membre de la communauté scolaire.» («using force, gesturing, or inciting others to use force to injure a member of the school community.»)

Pour l’année scolaire 2015-16, on dénombre 11 740 cas de cette nature répertoriés et, pour les sept premiers mois de l’année en cours, le nombre de cas rapportés s’élève à 7500.

Le ministère de l’Éducation affirme que la plupart des incidents ne donnent pas lieu à des blessures et qu’une part importante de ces cas est attribuable à de très jeunes enfants du primaire qui donnent des coups de pied, lancent des pierres ou se bousculent.

Plusieurs enseignants font toutefois valoir que ces données sont préoccupantes parce qu’elles comprennent également des cas d’enseignants agressés par des adolescents perturbés qui sont difficiles à expulser d’une classe.

D’autres spécialistes en éducation affirment que ces données regroupent des gestes inclus dans une définition trop large de la violence et que le gouvernement provincial doit procéder à une analyse beaucoup plus fine des chiffres s’il veut comprendre la nature précise et les nuances du problème.

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