WINNIPEG — Plusieurs premiers ministres canadiens se rendront dans la capitale américaine le mois prochain pour faire front commun en opposition au vent qui semble souffler, au sud de la frontière, contre le libre-échange.

Le premier ministre du Manitoba Brian Pallister a dit que lui et bon nombre d’autres leaders provinciaux iront à Washington, du 5 au 7 juin, dans le but de promouvoir les avantages du libre-échange.

Il a ajouté que le séjour est en partie motivé par les tentatives du président américain Donald Trump de modifier, voire d’enrayer, l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

La présence de l’équipe de la première ministre ontarienne Kathleen Wynne, du premier ministre du Nouveau-Brunswick Brian Gallant et de son homologue de l’Île-du-Prince-Édouard, Wade MacLauchlan, a été confirmée jeudi.

Selon un communiqué émanant du bureau de Mme Wynne, l’attention sera portée sur «le commerce en général», et l’ALÉNA occupera une place prépondérante.

On ajoute qu’un autre objectif sera de «bâtir des relations avec des membres clés de l’administration (américaine) aussi bien qu’avec des membres du Congrès».

Le Canada tente de contrer une tendance grandissante au protectionnisme aux États-Unis.

M. Trump a critiqué l’ALÉNA et a menacé de faire voler en éclats l’accord liant trois pays si les négociations pour le renégocier ne le satisfont pas.

Le gouvernement de Justin Trudeau n’est pour sa part pas impliqué dans le séjour à Washington prévu au début juin. Ottawa a toutefois organisé une campagne d’information visant M. Trump et son cabinet, les élus du Congrès ainsi que les gouvernements locaux et étatiques. On souhaite ainsi souligner les bénéfices mutuels du commerce entre les États-Unis et le Canada.

M. Pallister n’a pas voulu spécifier qui ses homologues et lui entendent rencontrer une fois à Washington. Il a toutefois indiqué que le but de cette mission est de s’assurer que les avantages du libre-échange sont entendus bien au-delà des États situés près de la frontière canadienne.

«Nous avons déjà parlé à nos États voisins et j’ai des assurances initiales qu’ils comprennent bien la valeur de la relation (commerciale) dans les États frontaliers. Or, (l’important) est bien sûr de propager cette communication aux autres États américains qui peuvent être moins conscients des bénéfices mutuels de notre relation», a-t-il dit.

La première ministre de la Colombie-Britannique, Christie Clark, n’a pas encore décidé si elle se rendrait aussi à Washington. Elle a laissé savoir qu’elle attendait de voir à quel point la dispute autour du bois d’oeuvre se retrouvera au centre des discussions projetées.

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