Pierre-Olivier Girard/TC Media Marie St-Onge et Jérémy Gauthier sont au cœur de cette mobilisation étudiante qui vise à faire renverser la décision du ministère de l'Éducation.

Contrairement à certaines informations qui ont circulé dans les médias, il est impossible que des élèves de l’école secondaire de La Ruche aient utilisé le logiciel de correction Antidote sans le savoir, durant leur examen de français de fin d’études, qu’ils devront reprendre le 6 juin prochain.

C’est ce que soutient l’entreprise Druide, qui réagit ainsi au cri du cœur lancé par des élèves de La Ruche, en début de semaine. Ces finissants ont été contraints par le ministère de l’Éducation à refaire leur examen puisque certains élèves ont eu accès à des logiciels de correction, par erreur, à la suite d’un problème informatique.

Druide, qui produit et commercialise Antidote, explique que le correcteur ne s’applique pas automatiquement au texte dans un ordinateur. De plus, le logiciel ne s’active pas à l’insu de l’utilisateur. «Un étudiant voulant utiliser les services d’Antidote aurait donc dû faire sciemment appel à ceux-ci, provoquant l’ouverture de l’interface caractéristique d’Antidote, très distincte de celle de Word, interface qu’un surveillant aux aguets aurait pu facilement repérer», peut-on lire dans un communiqué de presse.

«Il faut signaler d’autre part que le correcteur livré par Microsoft avec Word, lui, effectue ses corrections en soulignant les mots directement dans le texte, sans intervention de l’auteur. Ce sont peut-être ces soulignés involontaires qui auront été confondus avec les détections d’Antidote», explique Druide.

Tout en évitant de commenter le processus de décision entourant cette affaire, l’entreprise informatique se dit prête à offrir son aide au besoin, et ce, tout en exprimant «sa sympathie» aux 37 élèves concernés. 

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