THE CANADIAN PRESS/Andrew Vaughan

EDMONTON — La ministre de la Justice de l’Alberta, Kathleen Ganley, veut que des réponses soient données relativement au cas d’une victime d’agression sexuelle ayant été menottée et emprisonnée durant le traitement de sa cause et même forcée de monter dans la même fourgonnette que son agresseur.

Mme Ganley a annoncé lundi avoir lancé deux enquêtes sur cette affaire. La ministre a soutenu que les faits étaient «tragiques et dérangeants», et a affirmé que «les politiques et les gens avaient échoué dans ce cas».

Mme Ganley a dit vouloir déterminer si le fait que la femme était autochtone et sans domicile fixe avait joué un rôle dans le traitement lui ayant été réservé par le système de justice.

La femme de 28 ans, qui était originaire du centre de l’Alberta, a été forcée de passer cinq nuits au centre de détention Edmonton Remand durant son témoignage lors d’une audience préliminaire en 2015 concernant Lance Blanchard, l’homme l’ayant agressée.

Des documents de cour indiquent que la femme avait du mal à se concentrer et à répondre aux questions, ce qui fait que le juge à l’audience a accepté la requête du procureur de la Couronne afin qu’elle soit placée en détention pour la fin de semaine.

Un autre juge — qui a reconnu coupable Lance Blanchard de voies de fait graves, d’enlèvement, de séquestration et d’agression sexuelle grave — a souligné le traitement ayant été réservé à la femme dans sa décision rendue en décembre dernier, et a appelé à des excuses. Celles-ci n’ont jamais été présentées, et la femme a été tuée dans une fusillade non reliée à l’agression six mois après son témoignage.

«L’une des questions qui m’empêche de dormir est de savoir si (le traitement aurait été le même) si cette femme avait été blanche, avait eu un logement et n’avait pas eu de problèmes de consommation», a dit la ministre en conférence de presse.

Mme Ganley a embauché l’avocate manitobaine Roberta Campbell pour enquêter. Un comité distinct formé de représentants de la police, du bureau des procureurs de la Couronne, des services juridiques et des services aux victimes doit aussi publier des recommandations.

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