MONTRÉAL — La forme de violence conjugale la plus répandue dans la province est de nature psychologique, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Dans son bulletin «Données sociodémographiques en bref» publié mardi, l’ISQ a relevé qu’en 2014, la violence psychologique avait touché près de 12 pour cent des personnes ayant été en couple ou en contact avec un ex-conjoint au fil des cinq années précédentes.

L’analyste Marie-Andrée Gravel expose que cette forme de violence, «intimement liée aux notions de contrôle, de domination», se traduit notamment par des mots blessants, de la jalousie, des menaces, la destruction de biens et une limitation des contacts.

L’Institut s’est également penché sur le harcèlement criminel, de même que sur la violence physique, économique et sexuelle. Cette dernière n’a été déclarée que dans 0,5 pour cent des cas selon l’Enquête sociale générale 2014 de Statistique Canada, sur laquelle s’appuie ce rapport.

La mesure de la violence physique se chiffre pour sa part à un peu plus de 3 pour cent. Or, selon Marie-Andrée Gravel, de telles données peuvent être atrophiées par une sous-déclaration qui s’accroît selon la gravité du phénomène sondé.

L’ISQ remarque une plus grande propension à la violence dans les rapports entre ex-conjoints, alors que 40 pour cent des personnes dans ce type de relation ont déclaré avoir subi de la violence conjugale — contre 10 pour cent chez les personnes mariées ou en union libre.

«On note que dans les relations actuelles, pour la violence psychologique particulièrement, les hommes sont plus souvent victimisés que les femmes», souligne Mme Gravel, précisant que cette tendance s’inverse après une séparation.

Un peu plus de 12 pour cent des Québécois qui se sont trouvés dans une relation amoureuse ou qui ont été en contact avec un ex-conjoint au fil des cinq années précédant le sondage ont subi au moins une forme de violence conjugale.

Interrogée sur la proximité de ce ratio global avec celui concernant la violence psychologique, Marie-Andrée Gravel explique que les formes plus graves de violence viennent rarement seules.

Elle soulève par ailleurs un léger déclin du phénomène. Selon l’Enquête sociale générale réalisée en 1999 par Statistique Canada et reprise par l’ISQ, 6,7 pour cent des Québécoises et 6,2 pour cent des Québécois s’étaient alors dits victimes de violence conjugale physique ou sexuelle au cours des cinq années précédentes.

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