Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — Le caucus conservateur est prêt à tourner la page sur les allégations d’irrégularités du scrutin qui remettaient en doute la légitimité de la victoire à l’arraché d’Andrew Scheer.

Les accusations ont commencé à fuser une semaine après que le député de la Saskatchewan, que peu d’observateurs voyaient au fil d’arrivée, l’eut emporté de justesse sur son rival, Maxime Bernier, avec 50,95 pour cent des voix.

L’intégrité des résultats du scrutin a notamment été remise en question par des membres de l’équipe du Beauceron ainsi que par un député du camp de Kellie Leitch. Puis, le candidat démissionnaire Kevin O’Leary a ajouté son grain de sel en réclamant un recomptage.

Cette mini-tempête risquait évidemment de miner la crédibilité du nouveau chef et de plomber la cohésion au sein des troupes. Le Parti conservateur a donc remis les pendules à l’heure lors de la réunion du caucus, mercredi.

«Nous avons eu une très bonne présentation de notre parti, et je suis très confiant que le caucus accepte les résultats», a indiqué le chef Scheer en mêlée de presse au parlement à l’issue de la rencontre.

«Je pense que le caucus est prêt à passer à autre chose», a-t-il tranché, soulignant qu’il n’y avait «aucune plainte officielle» et que certaines des informations qui ont été publiées dans certains articles émanaient de «sources anonymes».

L’ancien président de la Chambre des communes a causé la surprise le 27 mai dernier à Toronto en coiffant au poteau au 13e et dernier tour son rival de Beauce, qui avait trôné en première place dans chacun des 12 tours précédents.

Maxime Bernier a écrit mardi soir sur Twitter qu’il se rangeait derrière celui qui a eu le meilleur sur lui. «Comme je l’ai dit le soir de l’élection: j’appuie notre nouveau chef Andrew Scheer. Inconditionnellement», a-t-il signalé.

À sa voix s’est ajoutée celle de deux autres candidats défaits, mercredi.

«Personne au sein du caucus ne se plaint de la course au leadership. Pas du tout, a dit Erin O’Toole, qui est arrivé en troisième position. Nous sommes tous unis derrière Andrew.»

Celui qui a joué les faiseurs de rois le 27 mai dernier a avancé que certains membres des équipes battues ont répandu des informations trompeuses, car ils se «cherchent des excuses».

«Certains débordaient tellement de confiance, je pense qu’aujourd’hui, ils sont gênés de leur comportement dans les dernières semaines de la campagne», a lâché M. O’Toole en mêlée de presse avant la réunion du caucus.

Son collègue Brad Trost a voulu mettre fin à la controverse en affirmant que la «confusion» avait été causée par certaines «bribes d’information» sans réel fondement qui ont circulé.

«Avec 140 000 bulletins de vote, on peut avoir des problèmes techniques, mais je ne crois pas qu’il y ait eu des problèmes réels ou substantiels», a offert celui qui a ravi la quatrième place et dont les deuxièmes choix ont permis à Andrew Scheer de se détacher en fin de parcours.

Du côté du Parti conservateur, on confirme qu’un nouveau dépouillement des bulletins de vote électronique n’est pas dans les cartons.

«Nos règles et procédures sont très claires à ce sujet. Une fois que le Directeur général des élections et le vérificateur indépendant ont vérifié les résultats, ces derniers sont finaux et exécutoires», a écrit dans un courriel Cory Hann, directeur des communications du parti.

«Il y a eu plus de 141 000 votes admissibles à cette course à la direction, ce qui en fait la plus importante de l’histoire du Canada», a-t-il ajouté.

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