Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau a passé les cinq dernières journées à contacter discrètement les alliés du Canada en Europe et en Asie pour aller de l’avant avec la lutte contre les changements climatiques malgré le repli des États-Unis.

Après que le président américain, Donald Trump, eut annoncé le retrait de son pays de l’accord de Paris, la semaine dernière, M. Trudeau a entrepris une série d’entretiens téléphoniques avec quatre autres leaders du G7.

En cinq jours, il a contacté le président français Emmanuel Macron, la première ministre britannique Theresa May, le premier ministre japonais Shinzo Abe et la chancelière allemande Angela Merkel.

Outre l’appel avec Mme May, qui était surtout axé sur des enjeux de sécurité dans la foulée du plus récent attentat à Londres, chaque discussion avait pour but de tracer la voie à suivre en matière d’environnement, de commerce international et de développement durable.

Mardi, Justin Trudeau a également soupé avec l’ex-président américain Barack Obama à la suite du discours de ce dernier à Montréal, qui s’est fait l’écho de plusieurs thèmes abordés par la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, dans son allocution aux Communes plus tôt mardi.

L’engagement du Canada à faire preuve d’une plus grande indépendance en politique étrangère — et ainsi combler une partie du vide créé par la Maison-Blanche — sera sans doute mis à l’épreuve par sa volonté d’injecter plus d’argent dans la défense, l’aide humanitaire et le financement international de la lutte contre les changements climatiques.

Mercredi, Ottawa a néanmoins respecté sa promesse de renforcer le financement de ses forces armées avec l’annonce d’une hausse de 14 milliards $ sur 10 ans des dépenses militaires.

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