Fred Chartrand Fred Chartrand / La Presse Canadienne

OTTAWA — Justin Trudeau soutient que la sécurité des enfants prime sur toute chose mais il refuse de préciser si son gouvernement créera un registre public de pédophiles dangereux.

La Presse canadienne a révélé récemment que des hauts fonctionnaires avaient recommandé au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, de mettre sur la glace ce projet de registre public de pédophiles à risque élevé. Actuellement, seules les autorités ont accès à ces informations.

Dans une note interne préparée pour M. Goodale en mars 2016, les fonctionnaires écrivent qu’étant donné «certaines questions qui ont été soulevées», le gouvernement devrait peut-être abandonner cette idée. La note évoquait notamment le manque de ressources ou la crainte d’une justice citoyenne.

Des députés conservateurs ont demandé au premier ministre, en Chambre mercredi, si les libéraux allaient reprendre cette initiative déjà envisagée dans un projet de loi adopté par le gouvernement de Stephen Harper.

M. Trudeau a répondu que la police est déjà prévenue lorsque des délinquants à risque élevé sont libérés de prison, et que les policiers peuvent alors informer la population si cette situation est préoccupante.

Le député conservateur Rob Nicholson, qui a été ministre de la Justice dans les gouvernements Harper, a demandé au premier ministre si oui ou non il permettrait aux Canadiens d’avoir accès à un registre public qui contribuerait à la sécurité de leurs enfants.

Le premier ministre a accusé l’opposition de s’adonner à de la basse politique sur un enjeu important. Il a soutenu que les conservateurs avaient déposé un projet de loi prévoyant la création d’un registre mais qu’ils n’avaient pas mis l’argent nécessaire pour le mettre en oeuvre — une attitude typique du précédent gouvernement, a-t-il dit.

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