Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — Soyez alertes, mais pas alarmés. C’est la consigne que donnent les policiers aux Canadiens qui convergeront vers la tour de la Paix du parlement à Ottawa, le mois prochain, à l’occasion du 150e anniversaire du Canada — un immense rassemblement pour lequel les agences de renseignement et les équipes d’urgence se préparent depuis des mois.

Les experts sont bien au courant de ce qui est en jeu le 1er juillet, surtout dans la foulée de la fusillade survenue sur la colline du Parlement en 2014.

Terence Chase, un ancien militaire de l’armée canadienne et directeur du cabinet de consultants Defense Intelligence Service, souligne qu’il s’agit d’une célébration qui attirera une foule de Canadiens — ce qui pourrait constituer une cible pour des assaillants.

La surintendante de la police d’Ottawa, Joan McKenna, qui supervise la planification des célébrations de la Fête du Canada, indique que les policiers de la capitale nationale utiliseront toutes les ressources à leur disposition, allant des unités canines, aux carabines jusqu’aux armes d’épaule.

Mme McKenna admet que les policiers ne peuvent pas tout contrôler, mais ils tenteront à tout le moins de s’assurer que la communication se déroule bien entre les différents corps policiers.

Les Canadiens ne devraient pas avoir peur, mais ils devraient être vigilants, selon la surintendante.

«Il y a beaucoup d’yeux et d’oreilles là-bas, pas juste la police, mais il y a du public, des travailleurs de la ville, et toute personne responsable des services d’urgence», a-t-elle indiqué.

La police investit beaucoup de ressources pour la journée, les agents risquent d’être très visibles dans la ville et seront aux aguets de toute situation suspecte, a-t-elle ajouté.

Des routes seront aussi fermées, et des barricades seront érigées pour que les véhicules n’aient pas accès à l’endroit.

«Nous aurons un accès piétonnier contrôlé dans certaines zones et il y aura des chemins pour entrer et sortir», a indiqué Mme McKenna.

Les services d’urgence déploieront aussi des ressources spéciales pour que les travailleurs puissent circuler, selon Marc-Antoine Deschamps, surintendant aux relations publiques du Service paramédic d’Ottawa.

«S’il y a un accès limité aux véhicules à certains endroits, cela signifie que nos ambulances ne peuvent pas aller là, alors nous devons trouver d’autres moyens pour transporter nos patients hors de certaines zones», a-t-il expliqué.

Les paramédics utiliseront des véhicules de golf pour se déplacer plus facilement dans la foule et des équipes munies de civière seront déployées si nécessaire pour transporter des patients vers les ambulances.

Des paramédics se déplaceront aussi à vélo. «Nous avons une photo datant de plusieurs années qui montre une ambulance qui tentait de conduire sur Wellington», a-t-il dit, faisant référence à la rue touristique très fréquentée à Ottawa.

«Nous utilisons toujours cet exemple… Nous voulons nous assurer que cela n’arrive pas», a-t-il ajouté.

La ville d’Ottawa est aussi en train de penser au meilleur endroit pour établir un hôpital sur le terrain pour diminuer la pression sur les autres établissements hospitaliers.

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