OTTAWA — Le Directeur parlementaire du budget (DPB) prévoit que la capacité des ménages de rembourser leurs dettes s’affaiblira davantage encore lorsque les taux d’intérêt reviendront «à des niveaux plus normaux, d’ici cinq ans».

Selon ses perspectives d’avril 2017, l’agence fédérale prévoit que le ratio du service de la dette des ménages devrait passer de 14,2 pour cent cette année à 16,3 pour cent en 2021. Il s’agirait alors d’une hausse de presque 3,5 points de pourcentage par rapport à la moyenne enregistrée depuis près de 30 ans — soit un ratio de 12,9 pour cent entre 1990 et 2017.

Le ratio du service de la dette des ménages représente le remboursement de la dette exprimé par rapport au revenu disponible; il mesure la capacité des ménages de respecter leurs obligations liées à leurs dettes. L’étude du DPB indique que ce ratio augmente depuis deux ans, et qu’il atteignait 14,2 pour cent au début de 2017.

Cette étude est publiée alors que des observateurs s’inquiètent de la vulnérabilité financière de ménages de plus en plus endettés face à d’éventuels «chocs économiques», comme la perte soudaine d’un emploi, une grave récession ou des hausses plus importantes que prévu des taux d’intérêt. Cet endettement accru est surtout attribuable à la surchauffe du secteur résidentiel dans certaines régions du pays — notamment Toronto et Vancouver.

La Banque du Canada a déjà indiqué que face à la vigueur économique, elle pourrait bientôt hausser son taux directeur, qui stagne à 0,5 pour cent depuis 2015 et n’a pas connu de hausses en sept ans. Certains analystes croient que les taux d’intérêt pourraient commencer à monter dès cette année.

Le DPB prévoit que ce taux directeur atteindra 3,0 pour cent d’ici le milieu de 2020, et que «la vulnérabilité financière du ménage canadien moyen s’accroîtra pour atteindre un niveau sans précédent».

«Les ménages qui doivent consacrer une part importante de leur revenu disponible au service de leurs dettes sont vulnérables aux revenus négatifs et aux hausses des taux d’intérêt, et ils sont plus susceptibles de ne pas rembourser leurs dettes», écrit le DPB.

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