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«Go, on y va !» sont parmi les derniers mots entendus par Michael Fitzgerald avant d’être battu, poignardé et brûlé sur la moitié de son corps dans une violente agression organisée par l’un de ses amis de longue date ainsi qu’un complice.

Le soir du 27 avril 2015, Michael Fitzgerald était loin de se douter que son ami André Daigle, 20 ans,  et son complice, qu’on ne peut nommer puisqu’il était mineur au moment des faits, venus jouer à de jeux vidéo chez lui, à Rawdon, avait planifié deux jours plus tôt de l’agresser.

André Daigle a d’ailleurs plaidé coupable, mardi, à une accusation de tentative de meurtre et à une accusation d’incendie criminel causant des blessures et il devrait recevoir sa peine prochainement. Le mineur a déjà plaidé coupable aux mêmes accusations et a reçu une peine pour adulte de sept ans.

Bouteilles remplies d’essence
Le soir du drame, entre 20h et 21h, les deux complices sont arrivés chez Michael Fitzgerald avec deux bouteilles d’eau remplies d’essence et deux barres de métal dissimulées sous leurs vêtements.

Pendant la soirée, André Daigle a fermé à quelques reprises les disjoncteurs pour faire croire à son ami qu’il y avait un problème d’électricité dans le logement où il résidait avec sa mère et son chat.

À coups de barres de métal
Michael Fitzgerald  a donc allumé des bougies de type «réchaud», dont dans l’escalier menant au sous-sol où il s’est dirigé pour aller vérifier le panneau électrique.

Michael Fitzgerald a constaté que les disjoncteurs ont été éteints. Au même moment, il a entendu «Go, on y va !», s’est retourné, et André Daigle lui a asséné un premier coup avec une barre de métal, suivi de son complice, aussi armé d’une barre de métal.

Malgré ses tentatives de se protéger avec ses bras, Michael Fitzgerald a reçu une dizaine de coups à la tête. Pour que ça cesse, il a même offert de l’argent à ses agresseurs, mais en vain.

L’agression, qui avait débuté dans la chambre de la mère de Michael Fitzgerald, s’est poursuivie dans l’escalier qu’il a déboulé.

«Allez, finis-le!»
Le jeune homme a alors feint d’être inconscient dans l’espoir que ça cesse, mais c’est alors qu’il a entendu André Daigle dire «Allez, finis-le!», à son complice, lequel l’a poignardé dans le flanc gauche et dans le cou.

Puis, André Daigle a répandu de l’essence dans les escaliers en direction du corps de son ami.

Michael Fitzgerald a alors senti le feu se répandre en quelques secondes sur corps et il s’est roulé au sol pour éteindre les flammes.

Les deux complices avaient quant à eux pris la fuite, sans appeler les services d’urgence.

Chercher de l’aide
Alors que le feu faisait aussi rage dans le logement, tuant son chat, Michael Fitzgerald s’est rendu au dépanneur situé tout près, mais il s’est buté à des portes closes. Il a finalement réussi à se rendre chez un voisin, qui a contacté les services d’urgence, mais sans lui ouvrir la porte.

Toujours conscient à l’arrivée des secours, Michael Fitzgerald a dénoncé ses agresseurs.

André Daigle a été arrêté dans les heures qui ont suivi l’agression et il a fait une déclaration incriminante aux policiers.

Motif nébuleux
La raison qui l’a poussé à agir demeure toutefois nébuleuse.

Selon lui, Michael Fitzgerald aurait mentionné à quelques reprises vouloir avoir des relations sexuelles avec sa sœur contre de l’argent. Michael Fitzgerald a admis avoir déjà fait ce genre d’allusions, mais plutôt à la blague, et sans qu’il soit question d’argent.

Michael Fitzgerald croit de son côté avoir été attaqué parce qu’il se serait aperçu vers le 30 mars 2015 d’une fraude dont il aurait été victime et qu’il en aurait parlé à André Daigle, qu’il soupçonnait.

Deux jours avant d’être agressé, le 25 avril 2015, Michael Fitzgerald lui a confié croire qu’il avait été victime d’une fraude, d’en avoir informé la police et que l’auteur irait en prison, sans toutefois lui dire qu’il le suspectait. André Daigle est d’ailleurs accusé d’avoir volé plus de 5000 $ à Michael Fitzgerald entre novembre 2014 et avril 2015.

Encore des traitements
Après le drame, Michael Fitzgerald a subi un accident vasculaire cérébral et il a dû être placé dans un coma provoqué durant plusieurs semaines.

Ses brûlures, dont plusieurs étaient au troisième degré, ont nécessité sept greffes de peau. Plus de deux ans plus tard, il doit recevoir des traitements au laser afin d’améliorer la souplesse de sa peau.

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