Evan Vucci Evan Vucci / The Associated Press

OTTAWA — Le représentant américain au Commerce ne se sent pas tenu de conclure à tout prix un nouvel accord de libre-échange nord-américain avant la fin de cette année.

Robert Lighthizer a précisé devant un comité sénatorial à Washington, mercredi, qu’il souhaitait procéder le plus rapidement possible dans ce dossier, mais pas au détriment des intérêts américains. Il s’est fixé pour ces négociations «des normes très élevées», a-t-il soutenu, et il ne veut pas les sacrifier à un quelconque échéancier, même artificiel.

«Certains aimeraient que l’on tente de conclure une entente d’ici la fin de l’année (2017): il s’agit d’un échéancier très, très serré», a estimé M. Lighthizer, mercredi. «Nous ne conclurons certainement pas à la sauvette un mauvais accord (…) J’espère que nous réussirons d’ici la fin de l’année, mais plusieurs estiment que cet objectif est complètement irréaliste.»

Les gouvernements du Mexique et des États-Unis espèrent tous les deux la conclusion d’une entente d’ici le premier trimestre de 2018. Des élections générales sont prévues au Mexique en juillet 2018. Or, le candidat de la gauche populiste à la présidentielle au Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, actuellement favori dans les sondages, est très critique de l’ALÉNA. Par ailleurs, les élections de mi-mandat aux États-Unis auront lieu en novembre suivant, et les élus américains seront bien occupés.

Dans son témoignage, mercredi, M. Lighthizer a quand même admis que «certains calendriers électoraux», sans nommer précisément le Mexique, militent en faveur du début des négociations le plus tôt possible. «Mais en ce qui me concerne, je n’ai pas d’échéancier précis», a-t-il répété. «Si jamais une impasse totale devait se produire, alors, de concert avec le comité (sénatorial des Finances), nous déciderions de la marche à suivre.»

Le responsable de la politique commerciale internationale des États-Unis à la Maison-Blanche a d’ailleurs assuré que l’administration de Donald Trump souhaitait amorcer rapidement ces négociations, qui pourraient débuter dès le 16 août — immédiatement après la période de consultations de 90 jours prévue par la loi aux États-Unis. Il a indiqué que la Maison-Blanche poursuivait les discussions avec ses partenaires sur la date d’ouverture de ces négociations.

M. Lighthizer a rappelé que le mécanisme de consultations aux États-Unis prévoit des audiences publiques du 27 au 29 juin, et la publication d’un «résumé détaillé» des objectifs américains le 17 juillet.

Le ministre canadien de l’Agriculture, Lawrence MacAulay, a indiqué mercredi qu’Ottawa n’attendait qu’un signal de Washington pour amorcer les négociations. Il a refusé encore une fois de préciser si la gestion de l’offre serait sur la table.

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