Yves Provencher/Métro

MONTRÉAL — Les gouvernements du Canada et du Québec comptent investir conjointement 57,5 millions $ sur cinq ans pour la conservation et la mise en valeur du fleuve Saint-Laurent.

Ce partenariat permettra la réalisation de 38 projets conjoints s’articulant autour de trois enjeux prioritaires: protéger la biodiversité du Saint-Laurent, assurer la pérennité de ses usages et assurer la qualité de son eau. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle programmation 2016-2021 de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent, également appelée «Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026».

Onze ministères et organismes du gouvernement fédéral ainsi que neuf ministères et organismes du gouvernement du Québec consacreront respectivement 35,2 millions $ et 22,3 millions $ au cours des cinq prochaines années à la réalisation de mesures prévues dans le Plan d’action Saint-Laurent, indique-t-on dans un communiqué conjoint.

Les deux ordres de gouvernement confirment la prolongation des programmes «Suivi de l’état du Saint-Laurent» et «Prévision numérique environnementale», tout comme d’ailleurs le programme «Interactions communautaires», qui appuie la réalisation de projets locaux. Ce programme est reconduit à hauteur de 4,92 millions $ pour la période comprise entre 2016 et 2021.

L’annonce a été faite lundi à Montréal par la ministre d’Environnement et Changement climatique Canada, Catherine McKenna, et le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, David Heurtel.

Le Plan d’action Saint-Laurent a été lancé en 1988 par les gouvernements du Canada et du Québec, avec divers collaborateurs, pour «conserver, restaurer, protéger et mettre en valeur» le fleuve. Depuis cette date, quatre ententes quinquennales sont venues renouveler le plan d’action.

Lundi, la ministre McKenna a fait valoir que le temps était venu de concrétiser les acquis de la recherche scientifique.

«Les projets maintenant, je pense qu’on va d’une phase où on a fait beaucoup de recherche, mais c’est maintenant le temps de mettre en action ce qu’on a trouvé et de faire des projets qui sont vraiment concrets.»

Selon le ministre québécois David Heurtel, il est important de documenter les changements qui se produisent dans le Saint-Laurent et de partager les connaissances pour assurer son avenir.

«On a besoin de bien suivre les niveaux du fleuve et donc les impacts des changements climatiques sur le niveau. Ce qui fait en sorte que pour la planification des infrastructures de prise d’eau potable, ça va être important parce qu’on ne veut pas se retrouver dans une situation où les prises d’eau sont plus élevées que le niveau du Saint-Laurent», a-t-il offert en exemple.

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