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OTTAWA — Le gouvernement libéral prolonge le mandat de l’ancien ministre conservateur Lawrence Cannon au poste d’ambassadeur du Canada auprès de la République française.

La prolongation de ce mandat diplomatique, qui devait prendre fin en mai,a été annoncée sans tambour ni trompette dans un avis publié mercredi dernier par le Bureau du Conseil privé.

La décision de prolonger son mandat a été prise sur recommandation de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, précise l’avis du Bureau du Conseil privé.

On n’y indique pas pour combien de temps encore Lawrence Cannon, nommé ambassadeur canadien à Paris en mai 2012, demeurera en poste.

Au bureau de la ministre Freeland, on n’a pas fourni cette précision non plus, lundi, pas plus qu’on a expliqué pour quelle raison le mandat avait été prolongé.

«Lawrence Cannon a été nommé ambassadeur du Canada en France en 2012 et il continue à servir dans cette capacité aujourd’hui», a écrit son porte-parole, Adam Austen.

Avant d’hériter du poste d’ambassadeur en France, l’un des plus prestigieux de l’éventail des postes diplomatiques, Lawrence Cannon a été ministre au sein du gouvernement de Stephen Harper.

Il a notamment piloté le ministère des Affaires étrangères de 2008 à 2011.

L’élu conservateur a ensuite été emporté par la vague orange qui avait déferlé sur la province aux élections de 2011.

Il avait alors été battu par Mathieu Ravignat, un député du Nouveau Parti démocratique (NPD), dans la circonscription de Pontiac, dans la région de l’Outaouais.

Au printemps dernier, la rumeur voulait que Lawrence Cannon était intéressé à se présenter comme candidat à la mairie de Gatineau.

Il avait nié le tout dans une entrevue accordée au quotidien Le Droit, en mars dernier, soutenant avoir fait un trait sur un retour en politique active.

Il avait affirmé lors du même entretien qu’il comptait rentrer en Outaouais au début de l’été.

L’ex-poids lourd du gouvernement Harper avait été épargné en juillet dernier lorsque le gouvernement Trudeau avait procédé à un remaniement de son corps diplomatique.

Certains chefs de mission dont les nominations avait été critiquées car elles étaient jugées trop partisanes avaient alors été rapatriés sans avoir terminé leur mandat.

À l’époque, Lawrence Cannon suggérait que son maintien en poste s’expliquait notamment par une convention diplomatique.

Celle-ci veut que le mandat de l’ambassadeur du Canada en France concorde avec celui du président de la République française, avait expliqué l’ancien élu à La Presse canadienne.

Le gouvernement Trudeau avait donc selon lui décidé de respecter cette coutume, ce qui l’aurait mené jusque vers la fin du quinquennat de François Hollande.

Mais voilà que Lawrence Cannon entamera finalement celui d’Emmanuel Macron toujours installé dans ses bureaux parisiens du 35, avenue Montaigne.

Selon une source gouvernementale, il ne faut pas voir un lien «trop approfondi» entre cette prolongation de mandat, d’une durée «indéterminée», et l’élection du président Macron.

Il a été impossible d’obtenir une entrevue avec l’ambassadeur Cannon, lundi.

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