Evan Vucci Evan Vucci / The Associated Press

OTTAWA — Le gouvernement Trudeau attend d’obtenir plus de détails sur la décision de la Cour suprême des États-Unis, qui a réinstauré partiellement le décret migratoire du président Donald Trump, qui interdit aux voyageurs de six pays à majorité musulmane d’entrer au pays.

Un porte-parole du ministre de l’Immigration Ahmed Hussen a toutefois dit que les Canadiens détenant la double citoyenneté et originaires de ces pays ne seraient pas visés par ces restrictions s’ils voyagent avec leur passeport canadien.

Les résidents permanents du Canada des six pays en question qui ont une carte valide de résidence permanente, un visa valide pour les États-Unis, et qui sont considérés comme admissibles par les autorités douanières américaines, n’auront pas de problème à entrer au pays, a assuré le porte-parole Bernie Derible.

M. Derible a ajouté que les autorités canadiennes attendaient des informations supplémentaires de leurs homologues américains.

Les responsables du département de la Sécurité intérieure examinent en ce moment le décret du président et la décision de la cour avec leurs collègues du département d’État et de la Justice. Ils fourniront plus de détails sur la mise en oeuvre de la politique ultérieurement.

Le gouvernement canadien conseille à toutes les personnes qui prévoient voyager aux États-Unis de vérifier leurs documents à l’avance.

«Comme dans tous les pays, les autorités américaines ont le dernier mot sur quiconque entre sur leur territoire», a affirmé le porte-parole.

Avant la pause de l’été, le plus haut tribunal des États-Unis a accordé une première victoire au président Trump, qui avait dû essuyer deux revers des cours inférieures sur son décret migratoire. Ce dernier devrait entrer en vigueur partiellement dans 72 heures.

La Cour suprême entendra tous les arguments sur le décret en octobre.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a critiqué le premier ministre Justin Trudeau pour avoir personnellement refusé de dénoncer le décret.

Le gouvernement libéral a adopté une approche prudente quant aux politiques du président Donald Trump, qui est célèbre pour ses tirades sur Twitter.

Bien qu’ils aient exprimé publiquement leur déception sur le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, les libéraux ont évité de critiquer directement les politiques de M. Trump.

«Nous nous attendons à ce que nos dirigeants soient assez braves pour défendre les droits de la personne et s’opposer à des politiques qui mettent des vies en jeu, tout en propageant la haine et la peur», a déclaré dans un communiqué la porte-parole du NPD en matière d’immigration, Jenny Kwan.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!