Audrey-Anne Maltais La présidente-directrice générale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martine Couture.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a déposé son rapport sur l’enquête entourant la mort d’un jeune enfant, survenue en juin 2016, lequel était connu des services de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

La CDPDJ conclu à de graves lacunes dans le processus de protection de l’enfant de la région, décédé après avoir faire l’objet d’un signalement auprès de la DPJ.

Rappelons que l’enquête avait été demandée par la ministre déléguée à la réadaptation, à la protection de la jeunesse, à la santé publique et aux saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, en juillet 2016.

Inacceptable
La présidente-directrice générale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martine Couture a tenu à faire le point sur la situation.

«Dans ses conclusions, la commission affirme avoir observé des bris de services et des manquements graves. Elle conclut que toutes les mesures de protection possibles n’ont pas été prises pour assurer la sécurité de l’enfant. La commission formule différentes recommandations pour éviter qu’une telle situation se reproduise», a mentionné Mme Couture.

Elle a poursuivi en soulignant que plusieurs acteurs du système, pas seulement à la DPJ, n’ont pas réussi à assurer la sécurité de cet enfant.

«Notre système n’a pas réussi à protéger cet enfant. Ce qui s’est produit est profondément triste. C’est très grave. En fait, ce qui s’est produit est inacceptable», d’indiquer la présidente-directrice générale.

Mme Couture a ajouté que les conclusions de l’enquête sont claires et que le CIUSSS en prendra acte. Tous les moyens seront mis en œuvre pour appliquer les recommandations de la commission.

Mise en place de mesures
«J’ai exigé que toutes les mesures soient prises pour éviter qu’une telle situation se reproduise. Déjà, au cours de la dernière année, des changements ont été apportés au sein de la DPJ. Je vous assure qu’il y aura d’autres changements. Dès aujourd’hui, qu’un mandat sera confié à un expert externe reconnu. Au-delà de l’application des recommandations de la CDPDJ, cet expert aura le mandat d’analyser nos façons de faire et notre organisation de services en jeunesse pour éviter de revivre une situation aussi grave», de souligner Mme Couture.

Un rapport devra être remis à la commission au plus tard le 1er octobre 2017, pour faire état des mesures mises en place à la suite des recommandations.

La présidente-directrice générale a également affirmé que la création du CIUSSS n’est pas un facteur explicatif des bris de services et manquements dont il est question.

«Le CIUSSS n’a pas créé de nouveaux processus d’intervention au sein de la DPJ. Et il n’est nullement question d’un problème de ressources.»

Il s’agirait plutôt d’un jugement clinique qui n’aurait pas été le bon, aux dires de Mme Couture.

«Le système n’a pas été à la hauteur», a-t-elle lancé.

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