Facebook Michèle Moreau

La directrice générale de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), Michèle Moreau, a démissionné vendredi, invoquant des «raisons personnelles».

Elle quittera officiellement la direction de l’Enquête nationale à compter du 21 juillet, selon le communiqué transmis sur la page Facebook de l’organisation.

La commissaire en chef, Marion Buller, avait promis une amélioration des communications.

«C’est avec des émotions partagées que je vous informe que j’ai démissionné de l’Enquête nationale. Pour des raisons personnelles, j’ai choisi de retourner chez moi à Montréal auprès de ma famille», affirme Mme Moreau dans le communiqué.

«Je continuerai à suivre le travail de l’enquête nationale avec un vif intérêt et je peux vous assurer que je resterai une alliée. Je souhaite à toute l’équipe du courage pour amener cette Enquête nationale là où elle doit aller afin de changer notre société pour le mieux.»

Le communiqué affirme que l’Enquête nationale est «reconnaissante pour les formidables contributions de Michèle (Moreau) à l’organisation» et accepte sa démission avec «une grande tristesse».

Plus tôt ce mois-ci, on apprenait le départ de la directrice des opérations, Chantale Courcy, et d’une agente de liaison avec les communautés, Tanya Kappo.

Dans le premier cas, la directrice des communications, Bernée Bolton, avait indiqué à Radio-Canada que Mme Courcy, ex-fonctionnaire fédérale, avait «accepté une promotion du gouvernement fédéral le 12 juin».

Les premières audiences de l’Enquête nationale se sont conclues il y a environ un mois au Yukon et ses employés passeront l’été à se préparer aux prochaines audiences à l’automne.

Des proches de femmes autochtones disparues et assassinées qui ont partagé leurs histoires bouleversantes au Yukon ont salué le processus, tout en exhortant l’enquête fédérale à continuer d’écouter et à s’adapter aux inquiétudes des familles alors qu’elle se prépare à se déplacer dans d’autres communautés.

Certains leaders des Premières Nations ont été critiques à l’égard des travaux de l’Enquête jusqu’à maintenant, et des familles des victimes ont déjà dit qu’elles n’avaient pas été consultées de manière adéquate sur l’organisation des audiences.

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