HO HO / La Presse Canadienne

HALIFAX — Une baleine noire de l’Atlantique Nord qui était empêtrée dans des filets de pêche au large de la côte Est du Nouveau-Brunswick a été libérée, jeudi, près du secteur où les cadavres de six autres baleines ont été récemment trouvés.

Tonya Wimmer, de la Société de protection des animaux marins, a confirmé que l’énorme baleine noire, une espèce en voie de disparition, avait été libérée des gréements de pêche qui se trouvaient dans sa gueule. Le mammifère marin en difficulté avait été aperçu dans le golfe du Saint-Laurent par l’équipage d’un avion de surveillance mercredi après-midi.

La baleine n’aurait pas été incommodée très longtemps par les filets de pêche et semblait en bonne forme, s’est réjouie la biologiste Kim Davies, de l’Université Dalhousie. Un navire de recherche se trouvait dans le secteur et les experts en mammifères marins ont pu la libérer six heures après le premier signalement.

Une équipe d’agents de Pêches et Océans Canada avait aussi été rapidement dépêchée dans un navire d’intervention rapide afin d’aider les experts dans l’opération de sauvetage.

À la fin de juin, les cadavres de six baleines noires de l’Atlantique Nord ont été aperçus flottant dans le golfe; deux d’entre elles auraient été percutées par des navires alors qu’une troisième serait morte, justement, empêtrée dans des gréements de pêche. Les résultats définitifs des trois nécropsies effectuées la fin de semaine dernière seront connus plus tard.

Une de ces six baleines mortes a maintenant dérivé près des côtes des Îles-de-la-Madeleine. Tonya Wimmer a indiqué que l’organisme songe à déployer sur place une équipe pour procéder à une autre nécropsie afin de déterminer la cause du décès, comme on l’avait fait pour les trois autres.

Les chercheurs ont signalé cette année la présence de 90 baleines noires de l’Atlantique Nord dans le golfe du Saint-Laurent, et elles semblent croiser le cours des navires, précise l’océanographe Davies. Leur plus grand nombre cette année pourrait expliquer la hausse des incidents, selon elle. En 2015, on avait retrouvé les cadavres de trois baleines noires dans le golfe, mais aucune n’a subi de nécropsie, a rappelé la biologiste.

Il n’existe à l’heure actuelle aucune initiative de conservation et de gestion des baleines noires de l’Atlantique Nord dans le golfe du Saint-Laurent, «parce qu’on a appris leur présence à cet endroit il y a trois ans seulement», explique la chercheuse. Ailleurs dans les Maritimes, on a déjà mis en place des mesures pour réduire les contacts entre les baleines et le trafic maritime — limites de vitesse, changements de cap, gestion adaptée. «Je pense qu’on en discutera maintenant pour le golfe», croit Mme Davies.

On pense notamment à la surveillance acoustique des baleines, afin d’avertir les navires en temps réel, comme on le fait déjà dans la région de Boston.

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