MONTRÉAL — Les «geeks» convergent au Palais des congrès de Montréal, ce week-end, où l’événement Comiccon bat son plein.

Certains s’y rendent dans l’espoir d’acquérir des figurines de collection, d’autres pour voir la Chevrolet Impala noire de 1967 qui sert de monture aux frères Winchester dans la série télé Surnaturel ou encore pour prendre la pose avec David Tennant, qui incarnait le dixième Docteur.

D’autres profitent aussi de l’occasion pour se déguiser en personnages de jeux vidéo, de bandes dessinées et de films, entre autres, issus d’univers tant fantastique que de science-fiction.

Cette pratique nommée «cosplay», un télescopage entre les mots «costume» et «play», a pris de l’ampleur dans les dernières années, observent-ils.

Stéphane Huard, dans la trentaine, a lui-même confectionné son costume du X-Men Gambit — fidèle aux bandes dessinées et non aux films, a-t-il tenu à souligner.

«Aux premières conventions auxquelles j’ai participé, il y a dix ans, il n’y avait presque pas de gens ‘cosplayés’», précise-t-il.

Sa conjointe, Roxane Lafontaine, elle aussi déguisée en un X-Men, y voit une occasion de «retrouver son coeur d’enfant».

Un événement comme celui-ci constitue pour le couple un rendez-vous immanquable.

Tristan Leduc, âgé 16 ans, souligne que le ComicCon convient à tous les goûts et à tous les âges.

Ses trois amis et lui en profitent pour enfiler leurs costumes du jeu de rôle médiéval grandeur nature.

«C’est sortir de sa zone de confort, suivre ce qu’on aime plutôt que faire ce que tout le monde fait. C’est une passion unique», expose-t-il.

Les garçons étaient particulièrement excités à l’idée de voir John Rhys-Davies, qui campait le rôle du nain Gimli dans la saga du Seigneur des anneaux.

Marjorie Chapdelaine, 19 ans, attirait les regards avec son costume de Bowser, l’antagoniste de la série Nintendo Mario, sur lequel elle dit avoir travaillé tous les jours depuis un mois.

«C’est incarner un personnage qui me tient tellement à coeur depuis mon enfance et de le faire vivre», a expliqué celle qui en est son douzième costume créé de toutes pièces.

«Chaque année, je ne peux pas manquer ça, a-t-elle lancé. C’est une communauté magnifique.»

Tout comme elle, Audrey Lemay, 23 ans, est venue de Québec pour l’occasion.

«Je fais beaucoup de magasinage pour trouver les matériaux aux meilleurs prix parce que sinon la facture peut grimper vite. Les magasins de tissus, d’artisanat, les quincailleries, même», a-t-elle raconté, vêtue de la tête aux pieds en sorcière du jeu vidéo Diablo.

Aux Montréalais laissés perplexes par ces gens déguisés qu’ils croisent dans le métro, elle répond: «C’est pouvoir être quelqu’un d’autre le temps d’une journée. Un jour, on peut être quelqu’un de super ‘badass’, un guerrier, et le lendemain, on peut être une princesse. Ça nous permet aussi de rencontrer beaucoup de gens avec les mêmes intérêts que nous et de connecter avec ces personnes-là.»

La participante avait bien hâte de rencontrer Sir Patrick Stewart, le capitaine Jean-Luc Picard dans Star Trek, qui sera présent samedi.

En jedi pour la journée, Domenic Carbone et Jordan Bonacci abondent dans le même sens.

«Dans le monde de tous les jours, c’est encore un peu mal vu d’obséder sur des trucs et de faire le ‘geek’, mais ici, tu sais que tout le monde aime autant ces trucs que toi», a avancé ce dernier, en anglais.

«C’est un espace sûr pour être ‘nerd’ et tout le monde peut exprimer qui ils souhaitent être, leurs héros», a renchéri Domenic Carbone.

L’an dernier, le ComicCon avait attiré 60 000 personnes et l’organisation s’attend à une foule encore plus importante en cette 9e édition, qui s’étire du 7 au 9 juillet.

Parmi ses têtes d’affiche figurent également Jason Isaacs, qui campait le rôle de Lucius Malfoy dans les films Harry Potter et l’acteur Nathan Fillion, vedette de la série culte Firefly.

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