THE CANADIAN PRESS La chasse à l'écureuil est légale dans plusieurs provinces canadiennes.

MONTRÉAL — La viande d’écureuil pourrait bientôt se retrouver au menu au Québec si un universitaire montréalais atteint son objectif de rendre la chasse à ce rongeur velu légale.

Martin Poirier a lancé une pétition pour convaincre le gouvernement québécois d’ajouter l’écureuil à la liste des petits gibiers pouvant être chassés dans la province.

Le jeune homme de 21 ans signale que la chasse à l’écureuil est déjà légale dans plusieurs provinces canadiennes et que Québec autorise la prise d’un vaste éventail de gibiers dont les lapins, les marmottes, les ratons laveurs, les pigeons et les cailles.

«Les écureuils gris et rouges sont natifs de notre territoire, ils sont en santé et la population n’est pas en danger, a-t-il dit. Il n’y a vraiment aucune raison pour laquelle ça ne devrait pas être autorisé.»

Dans sa pétition, M. Poirier soutient qu’une légalisation de ce type de chasse serait bénéfique pour la province, faisant valoir qu’un tel développement offrirait aux nouveaux chasseurs une façon plus facile et moins dispendieuse pour s’initier à la chasse.

Si la chasse à l’orignal ou à l’ours peut s’avérer coûteuse et impliquer de longs séjours, la chasse à l’écureuil peut quant à elle être pratiquée le temps d’un après-midi.

«Ce serait une bonne façon pour les jeunes et les nouveaux chasseurs de s’initier à la chasse avant de passer au gros gibier.»

L’étudiant montréalais a mentionné qu’il est légal de chasser ce petit rongeur en Ontario, au Manitoba, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Un expert de la faune estime qu’il n’y a aucune raison de croire que la population d’écureuils ne pourrait survivre à une chasse régulée au Québec.

«Les densités de population ont augmenté considérablement, alors, quand on parle de les capturer à travers un système bien contrôlé, je ne vois pas vraiment un problème», a dit le directeur général du Zoo Ecomuseum de Saint-Anne-de-Bellevue, David Rodrigue.

L’écureuil pourrait transporter des maladies ou des bactéries, a dit le spécialiste, ajoutant toutefois que ce ne serait pas plus le cas que pour d’autres petits gibiers.

M. Poirier admet que son initiative s’est heurtée à un certain mouvement de résistance sur les réseaux sociaux venu surtout, selon lui, de personnes qui vivent en milieux urbains et qui s’opposent à la chasse.

«On pourrait dire que les gens ont un attachement émotionnel parce que l’animal est considéré comme mignon.»

La pétition de M. Poirier, qui se trouve sur le site web de l’Assemblée nationale, avait recueilli plus de 450 signatures samedi en début d’après-midi.

Si l’instigateur avoue n’avoir jamais goûté à de la viande d’écureuil, celle-ci est considérée comme une gourmandise dans certains cercles.

Apparemment, le célèbre chef Martin Picard serait un adepte, ayant même inclus une recette de sushi d’écureuil dans son livre de recettes «Cabane à sucre Au pied de cochon», paru en 2012.

Il souligne dans son ouvrage qu’il ne faut pas oublier que la consommation de viandes d’écureuil et de castor découle d’une longue tradition au Québec comme ailleurs dans le monde.

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