OTTAWA — L’ombudsman des contribuables se penchera sur les efforts déployés par l’Agence du revenu du Canada pour que les femmes hébergées avec leurs enfants dans des refuges sachent qu’elles ont droit à des prestations et qu’elles les reçoivent bel et bien.

L’ombudsman Sherra Profit a annoncé, vendredi, l’ouverture d’un examen systémique sur les communications de l’Agence du revenu du Canada (ARC) avec les refuges pour faire connaître les programmes qu’elle administre. Cet examen découle de plaintes déposées par des refuges, de même que d’une demande de la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier.

Mme Profit dit avoir été avisée en décembre dernier que certaines femmes vivant dans des refuges touchaient avec difficulté à la prestation fiscale pour le revenu de travail ou encore à l’Allocation canadienne pour enfants, qui peut s’élever annuellement jusqu’à 6 400 $ par enfant âgé de moins de six ans.

Elle signale que la recherche préliminaire menée par son bureau auprès du personnel de 25 refuges à travers le pays a mis en lumière un problème de «sensibilisation». La plupart des refuges ont indiqué ne pas avoir été contactés par l’ARC et que l’information fournie à leur clientèle est tirée de l’Internet ou de l’expérience personnelle des intervenants.

«Ces personnes se trouvent dans une situation où elles n’ont pas accès aux ressources auxquelles elles auraient normalement accès, surtout si l’information est seulement en ligne», a déclaré l’ombudsman, en entrevue avec La Presse canadienne.

«Nous voulons vraiment nous assurer que ces gens qui se trouvent déjà dans une situation de vulnérabilité ne soient pas rendus encore plus vulnérables, faute d’accès à de l’information que l’ARC rend disponible pour les aider à obtenir ces prestations qui pourraient les aider avec cette situation vulnérable et précaire», a-t-elle ajouté.

Selon un profil instantané dressé par Statistique Canada en 2014, près de 4 500 femmes et 3 500 enfants vivaient dans un refuge d’urgence pour fuir une situation de violence le jour de l’enquête.

L’examen de l’ombudsman portera non seulement sur les 600 refuges canadiens pour victimes de violence, mais aussi sur les 400 maisons d’hébergement pour personnes sans-abri. Sherra Profit souligne qu’elle se penchera tant sur l’accès aux prestations des femmes que des hommes et des enfants dans ces refuges.

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