THE CANADIAN PRESS/Darryl Dyck

KAMLOOPS, C.-B. — Les incendies de forêt en Colombie-Britannique ont ravagé plusieurs villages, mais le bilan des maisons, entreprises et autres types d’édifices qui ont été détruits restait vague, dimanche, ont indiqué les autorités.

La température chaude et le temps venteux ont attisé les flammes à travers la province, notamment près d’Ashcroft, où un incendie a ravagé 423 kilomètres carrés de territoire.

Une agente d’information du service de sécurité incendie, Ellie Dupont, a affirmé que le brasier a traversé plusieurs municipalités, mais n’était pas en mesure de dire combien de bâtiments avaient été détruits.

Elle a ajouté que le feu progressait rapidement en raison de la température, du bois et de l’herbe secs ainsi que de la topographie de la région.

«Ça rend difficile de lutter contre le feu (tout en) maintenant tout le monde en sécurité, alors (les autorités) ont donné beaucoup d’alertes et d’ordres d’évacuation afin que nous puissions éliminer la menace, nous rendre sur place et bien travailler sans aucune inquiétude relative à des gens qui se trouvent dans les environs.»

Les autorités rapportent qu’un incendie à Lake Country, dans la région de l’Okanagan, a endommagé une dizaine de domiciles et autres structures.

Les résidants de cette municipalité qui espéraient pouvoir regagner leur domicile se sont fait demander de rebrousser chemin, ont indiqué les autorités locales.

Le chef du service de sécurité incendie de Lake Country, Steve Windsor, a dit que l’inquiétude des citoyens quant à la possible perte de leur résidence était compréhensible.

«Nous ne divulguons pas de chiffres encore», a-t-il dit, ajoutant que son équipe s’en tenait pour l’heure à parler de «nombreuses» maisons.

M. Windsor a indiqué que personne n’a été sérieusement blessé, mais que des pompiers ont dû être traités pour des blessures mineures.

Les flammes ont été largement maîtrisées sans toutefois que la situation soit pleinement stabilisée, a-t-il ajouté.

Et tandis que les incendies de forêt alimentés par des conditions venteuses continuent de mener à des évacuations en Colombie-Britannique, les autorités s’inquiètent que la ville de Kamloops, qui accueille les sinistrés, ne soit débordée.

En fin de journée, samedi, sept autres ordres d’évacuation ont été donnés, notamment pour des milliers de résidants de la ville de Williams Lake et de ses environs.

Le directeur du district régional de Cariboo, Al Richmond, explique que le maire et lui ont pris cette décision parce que les flammes menaçaient de bloquer les routes de sortie. Ils avaient initialement l’intention de diriger les évacués vers la ville de Prince George, au nord, mais les flammes ont gagné cette autoroute, a-t-il précisé. La majorité d’entre eux ont donc trouvé refuge au sud, à Kamloops.

La ville, qui est selon lui surbondée, doit également accueillir les évacués de Loon Lake.

M. Richmond s’inquiète d’excéder la capacité du centre et exhorte tous les résidants qui doivent abandonner leur domicile à appeler la Croix-Rouge.

Le ministre des Transports, Todd Stone, a dit que pas moins de 37 000 personnes étaient hors de leurs maisons dimanche.

«Nous allons traverser ceci. Nous sommes résilients», a-t-il lancé au cours d’une téléconférence.

L’état d’urgence pourrait demeurer en vigueur pendant plusieurs semaines, a ajouté le ministre.

Le responsable de l’information du Service de lutte contre les incendies de forêt de la province, Kevin Skrepnek, a rapporté que plus de 160 incendies faisaient toujours rage en Colombie-Britannique, dont 16 qui se sont déclenchés samedi.

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