Christopher Katsarov Christopher Katsarov / La Presse Canadienne

TORONTO — Les leaders de trois groupes autochtones renoncent à une rencontre avec les premiers ministres des provinces et territoires, disant qu’ils préfèrent attendre d’avoir un siège au Conseil de la fédération plutôt que de discuter en coulisses.

Quelques heures avant une rencontre prévue lundi entre les premiers ministres et les leaders autochtones, les dirigeants de l’Assemblée des Premières Nations, des Inuits de Tapiriit Kanatami et du Ralliement national des Métis ont affirmé vouloir «une inclusion pleine et entière» dans le rassemblement annuel des premiers ministres des provinces et des territoires.

Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a affirmé en conférence de presse à Toronto que les populations autochtones du Canada ne constituaient pas simplement un autre groupe d’intérêt particulier et n’accepteraient pas d’être traitées comme tel.

M. Bellegarde a fait valoir que les peuples autochtones ont le droit à l’autodétermination, car ils ont leurs propres territoires, leurs propres lois, leurs langues et leurs formes de gouvernement.

Bien que ces groupes aient rencontré les premiers ministres des provinces et des territoires par le passé, ils soutiennent que des enjeux de longue date sont arrivés à un point critique dans la dernière année, particulièrement en comparaison avec l’approche plus inclusive du gouvernement fédéral.

Le Conseil de la fédération se réunit mardi et mercredi à Edmonton. Le commerce transfrontalier et la renégociation prévue de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) doivent être à l’ordre du jour.

«Si nous ne commençons pas à tenir notre bout, ils ne nous écouteront pas vraiment», a fait valoir le président du Conseil national métis, Clément Chartier.

«Espérons-le, ce message sera entendu haut et fort, car sinon, la nation métisse concentrera la majeure partie de ses efforts à travailler avec le gouvernement fédéral.»

Deux autres groupes autochtones, l’Association des femmes autochtones du Canada et le Congrès des peuples autochtones, se sont présentés pour participer aux discussions à Edmonton, lundi.

Questionné pour savoir si la participation de ces groupes atténue le message à l’endroit des premiers ministres, M. Chartier a affirmé que chaque organisation prenait ses décisions de manière indépendante, tout en ajoutant que les trois groupes renonçant à la rencontre en coulisses sont des leaders de leur nation et non des groupes militants.

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