Archives Métro Un incendie a ravagé la Résidence du Havre en 2014.

MONTRÉAL — La population de L’Isle-Verte, dans le Bas-Saint-Laurent, a ces jours-ci une pensée pour Arnaud Côté, un octogénaire qui s’était distingué par sa bravoure, il y a trois ans et demi, lors de la tragédie de la Résidence du Havre.

M. Côté est décédé dans son sommeil, vendredi dernier, à l’âge de 87 ans. Un service religieux en sa mémoire aura lieu samedi.

Grâce à son courage, il avait sauvé trois dames de l’incendie qui avait causé la mort de 32 personnes âgées en janvier 2014. Le gouverneur général du Canada avait reconnu cet acte de bravoure en lui décernant une mention d’honneur.

La mairesse de la municipalité, Ursule Thériault, l’avait bien connu alors qu’il demeurait sur une ferme. Elle l’a décrit comme un homme discret, serviable, souriant et optimiste. Elle a rappelé qu’il avait démontré à quel point il était au service des autres en contribuant à faire sortir des personnes lors de l’incendie survenu à la Résidence du Havre.

Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne en 2015, un an après la tragédie, M. Côté racontait qu’il s’était réveillé et avait crié à l’aide, avant de frapper lui-même aux portes de ses voisines de palier. Il a pu ainsi aider trois de ses voisines à sortir de la résidence en sécurité. M. Côté habitait dans la nouvelle section de la Résidence du Havre, où l’incendie n’a fait qu’une victime, grâce à un mur coupe-feu.

Aux funérailles des victimes, le fils d’une des trois femmes a couru vers lui pour le serrer dans ses bras et le remercier d’avoir sauvé sa mère. M. Côté, lui, minimisait son geste, qualifié par d’autres d’héroïque.

«J’ai aidé à sauver trois personnes. Ça va rester ça», disait-il simplement en 2015, avant d’admettre qu’il était reconnaissant que des enfants soient venus le remercier d’avoir sauvé leur mère.

Il affirmait alors qu’il regrettait la vie tranquille qu’il menait avec ses anciens amis. «Ceux qui sont défunts là-bas, on était tous amis. Et là, ils ne sont plus. On était organisés, on jouait aux cartes dans l’après-midi, on était six», racontait-il. «Après le feu, (je suis) resté seul. Les autres sont brûlés.»

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