Aaron Vincent Elkaim | La Presse canadienne L'aéroport Pearson

TORONTO — Les voyageurs qui se dirigent vers l’aéroport le plus achalandé du Canada ont été avertis que la grève déclenchée par des centaines de travailleurs au sol vendredi pourrait affecter des vols, mais en milieu d’après-midi le conflit de travail n’avait entrainé aucun problème majeur.

Les 700 travailleurs en grève à l’Aéroport international Lester-B.-Pearson, de Toronto sont notamment des manutentionnaires de bagages et des préposés au nettoyage des aéronefs. Ils ont rejeté à 95 pour cent la dernière offre contractuelle de leur employeur.

L’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto a prévenu que le conflit risque de nuire au déroulement normal de ses activités et a invité les voyageurs à vérifier le statut de leur vol.

Plus tard, vendredi après-midi, elle a indiqué par communiqué que les activités de l’aéroport fonctionnent bien malgré un «impact minime» durant la journée.

Les grévistes sont à l’emploi de Swissport, un fournisseur de services faisant affaire avec une trentaine de compagnies aériennes à l’aéroport torontois dont Air Transat et Sunwing; Air Canada et WestJet ne sont pas du nombre.

Isaac Zonicle, un travailleur en grève, a expliqué que les conséquences du conflit de travail pourraient être tangibles plus tard en journée sur les vols internationaux que desservis par Swissport.

«En après-midi, vous avez plusieurs vols provenant de partout dans le monde, a-t-il indiqué. C’est à ce moment-là que vous aurez besoin de toutes les personnes compétentes qui savent ce qui se passe.»

Michael Peck, un passager voyageant avec Sunwing, une compagnie aérienne desservie par Swissport, a déclaré que les travailleurs en grève n’entravaient pas l’accès à l’aéroport.

Des piquets de grève ont été érigés à l’extérieur du terminal 3, ainsi qu’à un terminal de fret à proximité des principaux bureaux de Swissport.

Le syndicat des Teamsters qui représente les travailleurs affirme que Swissport, dont le siège est situé près de Zurich, en Suisse, veut notamment imposer à la plupart de ses membres un gel salarial de trois ans et des changements d’horaires à 96 heures d’avis.

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