JOHN WOODS JOHN WOODS / La Presse Canadienne

WINNIPEG — Le premier ministre Justin Trudeau assure que le gouvernement fédéral utilisera toutes les options à sa disposition pour forcer l’entreprise Omnitrax à absorber le coût des réparations du chemin de fer menant vers la ville manitobaine de Churchill, qui est le seul lien terrestre vers cette communauté du nord de la province.

La ville de quelque 900 résidants doit se faire livrer ses biens par les airs à des coûts onéreux depuis que le chemin de fer a été gravement endommagé par les eaux lors du printemps. Le chemin de fer était auparavant géré par le gouvernement fédéral, mais il a été vendu à Omnitrax en 1997.

L’entreprise établie à Denver estime que le coût des réparations s’élèvera de 20 à 60 millions $ et a indiqué qu’elle ne pourrait se permettre de les payer.

Après une rencontre d’une demi-heure avec le premier ministre manitobain Brian Pallister, M. Trudeau a affirmé que le gouvernement fédéral demanderait à l’entreprise d’assurer le suivi.

«Omnitrax a l’obligation contractuelle de nettoyer et réparer les rails», a-t-il déclaré, ajoutant que c’est un enjeu qu’il prenait «très au sérieux».

M. Trudeau s’est fait questionner sur la possibilité de poursuivre l’entreprise pour violation de contrat si elle n’effectuait pas le travail.

«Nous regardons toutes les options pour nous assurer que les contrats et les obligations sont respectés et remplis», a-t-il répondu.

«Nous utiliserons tous les outils à notre disposition pour nous en assurer et pour défendre les gens de Churchill.»

Le maire de Churchill, Michael Spence, a dit dans un communiqué qu’il avait parlé au premier ministre Trudeau vendredi et que ce dernier avait souligné l’importance de ce chemin de fer pour le nord du Manitoba.

Le chemin de fer a été le principal sujet des discussions entre MM. Trudeau et Pallister, mais ils ont aussi échangé sur des points litigieux, tel que le refus du Manitoba de signer l’accord national sur la santé, qui encadre les transferts fédéraux en matière de santé pour les dix prochaines années.

Le Manitoba est la seule province à ne pas avoir signé l’entente. D’autres provinces se sont ralliées après que le gouvernement fédéral eut annoncé des montants supplémentaires pour les soins à domicile et la santé mentale.

Le premier ministre Trudeau s’est dit optimiste à l’idée de s’entendre avec son homologue manitobain «à court terme».

M. Pallister a réitéré qu’il était en désaccord avec l’offre d’Ottawa parce qu’elle prévoit une hausse annuelle de seulement trois pour cent des paiements aux provinces. Un autre accord conclu il y a dix ans prévoyait une hausse annuelle de six pour cent.

Une entente pourrait cependant être conclue si le gouvernement fédéral verse des montants supplémentaires pour les soins à domicile et la santé mentale — mais le Manitoba n’acceptera pas pour autant les hausses de transferts de trois pour cent.

«Nous ne serons probablement jamais d’accord avec cela», a laissé tomber le premier ministre Pallister.

«Mais sur l’entente distincte en matière de soutien en santé, de soins à domicile, nous sommes en négociation depuis quelque temps. Nous sommes tous les deux optimistes que nos représentants puissent arriver à une résolution amicale sur ces enjeux», a-t-il ajouté.

Même s’il ne s’est pas entendu avec Ottawa, le Manitoba a automatiquement reçu les transferts haussés de trois pour cent cette année.

Le premier ministre Trudeau a participé à un événement communautaire, samedi, où il a annoncé un investissement de 35 millions $ — soit un peu moins que la moitié du coût total — pour construire les Jardins de la diversité du Canada dans le parc Assiniboine, à Winnipeg.

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