Chris Young Chris Young / La Presse Canadienne

TORONTO — L’homme d’affaires et philanthrope canadien Jack Rabinovitch, qui avait notamment créé les prestigieux prix littéraires Giller en 1994, est mort à l’âge de 87 ans.

Selon sa fille Elana, M. Rabinovitch s’est éteint dimanche après-midi à Toronto.

Né à Montréal, Jack Rabinovitch avait étudié la littérature anglaise à l’Université McGill. Il a par la suite fait carrière dans différents secteurs, dont le journalisme, le commerce de détail en alimentation et l’immobilier. Installé à Toronto en 1985, il est devenu l’année suivante vice-président de la société immobilière Trizec, puis président de Nodel Investments. Mais c’est sa contribution à la promotion de la littérature canadienne qui l’a fait davantage connaître au pays et à l’étranger.

L’idée de créer ce prix lui était venue autour d’un verre avec l’écrivain montréalais Mordecai Richler. «Tout a commencé dans un pub de Montréal, le Woody’s, puis au fameux restaurant Moishes: on a décidé ça autour d’un plat de foie haché», racontait M. Rabinovitch à La Presse canadienne en octobre 2012, en marge du gala des prix Giller. Le prix a été effectivement créé en 1994, un an après la mort de sa femme, la journaliste Doris Giller, qui avait été critique littéraire à la «Gazette» de Montréal puis au «Toronto Star».

«En matière de récompenses importantes, il n’y avait alors que le prix du Gouverneur général, et plusieurs estimaient qu’on ne devrait pas confier ce rôle au seul gouvernement», expliquait M. Rabinovitch. Le prix Giller, qui récompense des oeuvres de fiction canadiennes (romans et nouvelles), était doté à l’origine de bourses de 25 000 $ — les plus importantes au pays. En 2005, la fondation s’est associée à la Banque Scotia et les bourses atteignent maintenant 50 000 $ pour le lauréat — et 5000 $ pour les tout derniers finalistes.

Depuis la création de ces prix Giller, plus de 750 000 $ ont ainsi été remis à des écrivains canadiens — sans compter l’«effet Giller» sur le bandeau des livres primés. Lors des soirées de gala, M. Rabinovitch avait l’habitude de lancer: «Pour le prix d’un souper au restaurant à Toronto, vous pourriez acheter tous les livres finalistes. Alors, mangez chez vous un soir et achetez les livres!»

Jack Rabinovitch avait été choisi «homme de l’année 1999» par le magazine «Maclean’s».

Ses funérailles seront célébrées mercredi matin à Toronto. Il laisse dans le deuil ses trois filles: Noni, Daphna et Elana.

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