Jeff McIntosh Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

LETHBRIDGE, Alb. — Un Albertain qui a tué un père de famille, sa fille âgée de deux ans et une femme a été condamné, mercredi, à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans.

Derek Saretzky avait été reconnu coupable de trois meurtres prémédités en juin pour la mort de Terry Blanchette, de sa fille Hailey Dunbar-Blanchette et de Hanne Meketech, une femme de 69 ans.

Une condamnation pour meurtre prémédité entraîne automatiquement l’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération avant 25 ans. Mais le juge William Tilleman a accepté la demande de la Couronne de rendre ces périodes d’inadmissibilité consécutives, ce qui signifie que Derek Saretzky ne pourra demander sa libération avant 75 ans.

Le juge a souligné que le condamné, âgé de 24 ans, passerait probablement le reste de sa vie derrière les barreaux. Il a rappelé que chaque meurtre avait été un événement distinct et délibéré ayant ébranlé la communauté de Crowsnest Pass, où les tragédies se sont produites.

Durant le procès, la cour a entendu les confessions enregistrées sur vidéo de Derek Saretzky, qui a déclaré avoir tué Hanne Meketech — une amie de ses grands-parents — sur l’impulsion du moment et parce qu’il pensait que personne ne se souciait d’elle. Cinq jours plus tard, Terry Blanchette a été battu avant de se faire trancher la gorge dans la maison où il vivait avec sa fille.

L’enfant a été prise dans son lit et emmenée jusqu’à un terrain de camping appartenant en partie à la famille Saretzky, où elle a été étranglée, démembrée et victime de cannibalisme. Son corps a ensuite été brûlé dans un emplacement pour les feux de camp.

Le corps de Terry Blanchette avait été découvert par son père et les autorités avaient ensuite lancé de vastes recherches pour retrouver la petite Hailey, mais elles ont été suspendues lorsque Derek Saretzky a admis ses crimes à la police.

Il a confessé le meurtre de Hanne Meketech six mois plus tard.

Derek Saretzky n’a exprimé aucun remords pour ses actes. Le juge Tilleman a dit espérer que le condamné comprenne la portée de ses gestes et la valeur de la vie humaine.

«Une peine de prison n’est pas une peine de vengeance», a dit le juge. «Il n’y a pratiquement aucune chance qu’il redevienne libre. Ce chapitre est clos.»

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