THE CANADIAN PRESS Philippe Couillard

MONTRÉAL — Alors que deux manifestations sont prévues dimanche à Québec, l’une contre «l’immigration illégale», selon ses organisateurs, et l’autre favorable aux réfugiés et aux immigrants, le premier ministre Philippe Couillard dit craindre les dérapages.

Le premier ministre du Québec a été interrogé à ce sujet, vendredi, après qu’il eut pris la parole devant des participants à une conférence internationale sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres, à Montréal.

Dimanche, deux manifestations sont prévues en après-midi à Québec, l’une organisée par La Meute, qui dit s’opposer à l’immigration qu’elle appelle illégale, et l’autre qui veut s’opposer à La Meute et qui se dit ouverte à l’immigration et aux réfugiés.

Dans la capitale également, des banderoles ont été installées, au cours des dernières semaines, portant des messages critiquant l’immigration.

Interrogé sur les manifestations prévues à Québec, à savoir s’il n’y avait pas là un risque de polarisation du débat, de dérapages, le premier ministre Couillard a acquiescé. «C’est clair, c’est clair que ces éléments-là amènent un risque accru de dérapages. On l’a vu ailleurs», a-t-il commenté.

«Comme je l’ai dit tantôt dans mon allocution, l’extrémisme d’un côté — et là, je ne parle pas des réfugiés, mais je parle des questions de terrorisme comme à Barcelone — et l’extrémisme de droite ou le racisme ou la xénophobie, ce sont deux scorpions dans une bouteille qui se nourrissent l’un de l’autre. Il faut être extrêmement conscient de ça, d’où l’importance du choix des mots», a opiné le premier ministre Couillard.

Dimanche, un groupe organise une contre-manifestation afin de s’opposer au rassemblement organisé par La Meute, qui s’oppose à «l’immigration illégale».

«Montréal Antifasciste» a publié un communiqué dans lequel il encourage les personnes et groupes antifascistes à se mobiliser à Québec contre La Meute.

La police de Québec dit être au courant des risques d’affrontement entre les groupes.

Le porte-parole de la police, David Poitras, précise que bien que le droit de manifester et la liberté d’expression soient reconnus, les autorités ne toléreront pas la violence, le vandalisme ou tout acte criminel.

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