www.ceic.gouv.qc.ca Ernest Murray.

QUÉBEC — Un ancien attaché politique de Pauline Marois, Ernest Murray, arrêté par l’UPAC en même temps que Nathalie Normandeau, obtient une absolution conditionnelle et une probation de six mois.

Il va vraisemblablement s’en tirer sans casier judiciaire.

L’homme avait plaidé coupable au début du mois d’août à une seule accusation, soit d’avoir conseillé à une personne de commettre un acte criminel, sans qu’il soit toutefois commis.

Les faits remontent à la campagne électorale de 2008. M. Murray a reconnu devant le tribunal que Martin Lapointe, de la firme de génie Roche, lui avait demandé trois prête-noms afin de verser des dons au Parti québécois. M. Murray a alors envoyé par courriel trois noms de personnes qu’il considérait comme «fiables». Ces noms n’ont jamais été utilisés et l’infraction conseillée n’a donc jamais été commise, avait indiqué son avocat, Mathieu Camirand, au début du mois d’août.

Les représentations sur sa peine ont eu lieu mercredi matin au palais de justice de Québec devant le juge Richard Grenier, de la Cour supérieure.

La Couronne avait demandé une peine suspendue et la défense, une absolution conditionnelle.

Le juge Grenier a donné suite à la suggestion de la défense. L’ex-attaché politique de Mme Marois dans la circonscription de Charlevoix s’en tire donc avec une absolution conditionnelle et une probation de six mois.

Mercredi matin, il a témoigné devant le juge de la Cour supérieure.

Son avocat lui a demandé comment les choses se sont passées depuis son arrestation en 2016.

«J’ai commencé à purger ma sentence….», a-t-il répondu, avec émotion.

Il a notamment expliqué avoir dû cesser de faire du bénévolat pour l’organisme «Les mains de l’espoir», qui aide les personnes atteintes du cancer. Il était conducteur, mais a dit avoir été obligé d’arrêter de donner son temps pour ne pas ajouter aux tracas des gens qui combattent le cancer.

«Ça me fait de la peine», a ajouté l’homme, retraité depuis 2010.

Il avait été arrêté par l’UPAC en mars 2016, en même temps que l’ex-vice-première ministre libérale Nathalie Normandeau, et l’ex-ministre libéral et ancien vice-président de la firme de génie Roche, Marc-Yvan Côté. Ces arrestations étaient liées à un stratagème allégué de financement politique illégal et d’octroi de contrats publics.

Mme Normandeau et M. Côté subiront ultérieurement, avec quatre autres coaccusés, leur procès pour complot, corruption, fraude et abus de confiance.

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