HOLLYWOOD, Fla. — Une infirmière d’Hollywood en Floride n’aura pas de répit au cours des prochains jours: après avoir bravé l’ouragan Irma barricadée chez elle, elle va aller s’occuper des patients transférés des hôpitaux de zones déjà évacuées et aussi soigner les blessés éventuels.

Nancy Teske Wissler espère qu’il n’y en aura pas. Mais si Irma laisse des blessés dans son sillage, son hôpital, le Mount Sinaï Medical Center de Miami Beach est prêt, dit-elle. Même pour une situation de blessés multiples.

L’urgence demeure ouverte, précise-t-elle.

La femme, originaire de Buckingham au Québec, habite maintenant en Floride.

Elle n’a pas quitté l’État pour se mettre à l’abri plus loin, malgré les appels à l’évacuation répétés du gouverneur de la Floride Rick Scott, qui redoute les dégâts qui seront causés par le plus puissant ouragan à s’être formé dans l’Atlantique, une tempête redoutable qu’il a qualifiée de «mortelle».

«Je n’ai pas le choix, dit Mme Teske Wissler, je dois être à l’hôpital dès que l’ouragan sera passé». Il est attendu dimanche en Floride, mais les Floridiens devraient sentir ses effets dès samedi.

Vendredi, l’hôpital était encore calme, a-t-elle décrit, mais des patients avaient été transférés de zones plus au sud, sous le coup d’un ordre d’évacuation obligatoire, comme Les Keys, un archipel situé à l’extrémité de la Floride. Des patients ont été évacués par avion jusqu’en Alabama, un état un peu plus au nord, mais les autres ont été envoyés à Miami.

L’hôpital sera fermé. Les patients qui y sont déjà vont y demeurer, sous les soins de l’équipe A, explique Mme Teske Wissler, infirmière superviseure, notamment responsable de la coordination et d’assigner le personnel après l’ouragan.

«Beaucoup d’infirmières et de personnel dont les résidences sont situées dans les zones évacuées sont sur l’Équipe A. Ils vont à l’hôpital, car ils n’ont nulle part où aller», explique-t-elle.

D’autres, comme elle, dont la maison d’Hollywood est un peu à l’extérieur de la zone sous ordre d’évacuation dans la région — à peine à l’extérieur, a-t-elle dit nerveusement — sont sur l’Équipe B. Celle qui prendra la relève, dès que l’ouragan aura fini de souffler sur l’état.

Bref, il y a une équipe «pendant» l’ouragan et une équipe «après».

«On va laisser l’équipe A rentrer chez eux et voir ce qu’il reste de leurs maisons», a-t-elle dit avec hésitation. «Tout le monde est assez nerveux».

Mais les urgences médicales sont bien coordonnées dans le secteur, explique-t-elle, affirmant qu’il y a un plan détaillé pour des situations de catastrophe où les blessés se comptent par dizaines.

Le système public du comté de Miami-Dade, le Jackson Health System, s’est quant à lui placé dans un état d’urgence dès 7 h samedi matin.

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