REMY DE LA MAUVINIERE REMY DE LA MAUVINIERE / The Associated Press

OTTAWA — Le département d’État américain a assuré le Congrès qu’il ne voyait aucun problème à la vente potentielle au Canada de 18 avions chasseurs Super Hornet de Boeing, un contrat estimé actuellement à 5,23 milliards $ US.

Ce chiffre comprend l’arsenal, les pièces de rechange, la formation, les logiciels et d’autres coûts liés à la mise en service des avions de chasse. Par contre, ce prix ne semble pas inclure les frais d’entretien et de soutien technique à long terme.

Le département d’État a assuré le Congrès que cette vente cadre avec les objectifs américains en matière de politique étrangère et de sécurité nationale. La vente permettrait aussi au Canada de mieux faire face à des menaces actuelles ou futures, a estimé le ministère américain, qui n’entretient par ailleurs aucun doute sur la capacité de l’armée canadienne à intégrer les nouveaux appareils.

Les élus du Congrès se pencheront maintenant sur cette vente de matériel militaire à l’étranger.

Le gouvernement canadien attendait le feu vert du département d’État et une estimation réelle des coûts avant de poursuivre sa réflexion sur l’acquisition des 18 appareils destinés à appuyer les vieux chasseurs CF-18, en attendant l’appel d’offres général pour remplacer toute cette flotte.

Le projet d’acquisition des Super Hornet a cependant été ébranlé par la querelle qui oppose Boeing à la multinationale québécoise Bombardier. Boeing (NYSE:NA) a porté plainte au département américain du Commerce en soutenant que Bombardier (TSX:BBD.B) avait vendu des appareils CSeries au transporteur américain Delta à un prix inférieur au marché grâce à ses subventions fédérales. Ottawa a alors menacé Boeing de renoncer aux Super Hornet si le constructeur américain ne retirait pas sa plainte.

Le gouvernement de Justin Trudeau avait depuis amorcé des discussions avec Boeing et Bombardier mais le géant américain a quitté la table. Le département américain du Commerce doit dévoiler les résultats préliminaires de son enquête dans deux semaines, et Washington pourrait alors imposer des amendes ou des tarifs douaniers à Bombardier.

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