Colin Perkel Colin Perkel / La Presse Canadienne

EDMONTON — Les visites d’Omar Khadr avec sa controversée soeur demeureront restreintes, mais l’ex-prisonnier de la prison de Guantanamo Bay aura davantage de liberté dans son utilisation d’internet.

M. Khadr a eu droit vendredi matin à Edmonton à une audience visant à assouplir certaines de ses conditions de libération.

Il est en liberté sous caution dans l’attente de l’appel de sa condamnation par une commission militaire américaine pour cinq présumés crimes de guerre.

M. Khadr souhaitait obtenir des visites non supervisées avec sa soeur, Zaynab Khadr, qui a déjà dans le passé exprimé son soutien envers le groupe terroriste al-Qaïda.

La juge June Ross a expliqué que rien n’indiquait que sa soeur avait changé d’opinion à ce sujet, de sorte que tout contact de M. Kadr avec elle doit avoir lieu en présence de son avocat ou de son agent de libération.

L’ex-détenu a cependant obtenu un plus grand accès à internet, tant qu’il demeure loin de tout ce qui a trait au terrorisme.

Il ne pouvait jusqu’ici utiliser que ses appareils personnels, mais son avocat a plaidé que cette condition était irréaliste à une époque où les connexions internet sont partout.

Une autre demande visant à permettre à M. Khadr de se déplacer plus librement à l’intérieur du Canada, sans devoir obtenir une permission, lui a été refusée.

Le Torontois d’origine a passé des années en détention à la prison de Guantanamo Bay après avoir été capturé, à l’âge de 15 ans, et accusé d’avoir lancé une grenade ayant tué le soldat américain Christopher Speer, en Afghanistan, en 2002.

En 2010, Omar Khadr a plaidé coupable à de multiples accusations devant une commission militaire américaine, mais a depuis affirmé qu’il ne se souvenait plus s’il avait lancé la grenade. Il a précisé qu’il avait plaidé coupable dans l’espoir de quitter Guantanamo, où il dit avoir été maltraité, et d’être transféré dans une prison canadienne.

Il est rentré au Canada en 2012 pour purger le reste de la peine de huit ans qui lui avait été imposée.

La Cour suprême a jugé en 2010 que les droits d’Omar Khadr en vertu de la Charte des droits et libertés ont été violés à Guantanamo et que les autorités canadiennes ont contribué à cette violation. Il a déposé une poursuite de 20 millions $ contre le gouvernement canadien, avec qui il s’est entendu pour 10,5 millions $ cet été.

Omar Khadr dit vouloir vivre sa vie. Il s’est récemment marié et souhaite déménager dans la ville de Red Deer, à mi-chemin entre Edmonton et Calgary, afin d’étudier en soins infirmiers.

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