OTTAWA — Le nombre de détenus autochtones dans le système correctionnel canadien a grimpé de près 40 pour cent dans la dernière décennie, selon un rapport dévoilé vendredi par Ottawa.

L’analyse statistique indique qu’un plus faible pourcentage de détenus issus des Premières Nations profitent d’une libération progressive comparativement au reste de la population carcérale.

Le nombre de femmes emprisonnées dans des établissements fédéraux a lui aussi progressé au cours des dernières années.

Ces données mettent en lumière les défis auxquels fait face le gouvernement de Justin Trudeau alors qu’il se penche sur la surreprésentation des personnes autochtones, aux prises avec un problème de santé mentale ou autrement vulnérables dans les pénitenciers.

Le taux global de criminalité a toutefois dégringolé et relativement peu d’infractions aboutissent à une peine d’emprisonnement au pays.

Un survol des faits saillants de l’aperçu statistique de 2016 sur le système correctionnel canadien:

— De 1998 à 2015, le taux global de criminalité a diminué de 34 pour cent, passant de 8915 cas par 100 000 habitants à 5888. Sur la même période, le taux d’infraction contre les biens a diminué de 43,5 pour cent passant de 5696 par tranche de 100 000 habitants à 3220.

— En revanche, le taux de criminalité liée aux infractions en matière de drogue a augmenté de 12,6 pour cent, passant de 235 pour une population de 100 000 habitants à 269.

— Le taux de crimes violents a fluctué au cours des 18 dernières années, atteignant un sommet en 2000 avec 1494 cas, toujours pour une population de 100 000 habitants. Depuis, leur taux s’est effrité de 28,9 pour cent, avec 1062 incidents déclarés par la police en 2015.

— En 2015, le Québec enregistrait un taux de 4176 crimes par tranche de 100 000 habitants, en deçà de la moyenne canadienne de 5888 incidents. Le taux de criminalité québécois était alors le deuxième plus bas au pays, tout juste derrière l’Ontario.

— La population globale de délinquants en détention a augmenté dans sept des dix dernières années et elle a connu un léger déclin en 2015-2016.

— Les femmes autochtones totalisent 36,1 pour cent de toutes les femmes en détention, tandis que les hommes autochtones représentent 25,2 pour cent de tous les hommes en détention.

— De 2006-2007 à 2015-2016, le nombre de délinquants autochtones en détention a augmenté de 39,2 pour cent pour atteindre 22,7 pour cent de la population totale de délinquants.

— Pour l’exercice 2015-2016, 82,4 pour cent des mises en liberté de délinquants autochtones ont eu lieu à la libération d’office — c’est-à-dire sans avoir pu obtenir une libération conditionnelle —, comparativement à 65,2 pour cent des mises en liberté de délinquants non autochtones.

— Le nombre de délinquants purgeant une peine de ressort provincial ou territorial a augmenté de 4,8 pour cent de 2013-2014 à 2014-2015, passant de 9888 à 10 364.

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