THE CANADIAN PRESS Catherine McKenna.

OTTAWA — La ministre de l’Environnement du Canada, Catherine McKenna, espère qu’un rassemblement des plus grandes économies — et plus grands pollueurs —de ce monde, ce week-end à Montréal, pourra servir de démonstration de force et d’unité pour aller de l’avant avec l’accord de Paris sur le climat, malgré le processus de retrait des États-Unis.

Catherine McKenna reçoit les ministres de l’Environnement et les hauts fonctionnaires de 30 autres pays dans le cadre d’un événement organisé en grande partie pour empêcher qu’un retrait des États-Unis n’entraîne le déraillement complet de l’entente pour lutter contre les changements climatiques.

La ministre a confié plus tôt cette semaine à La Presse canadienne qu’elle considère très important que les signataires de Paris aillent de l’avant avec le plan d’action adopté et posent des gestes importants contre les changements climatiques.

Il ne s’agit pas d’une réunion officielle de l’accord de Paris, qui est régi par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, mais bien d’une rencontre informelle pour permettre aux puissances mondiales de vanter leurs progrès et de se pousser les unes les autres à aller encore plus loin, même si les Américains se préparent à leur tourner le dos.

Catherine McKenna va coprésider la réunion avec le représentant spécial chinois en matière de changements climatiques, Xie Zhenhua, et le commissaire de l’Union européenne responsable de l’action sur le climat et l’énergie, Miguel Arias Canete.

L’accord de Paris a été signé par 195 nations en décembre 2015, engageant pratiquement tous les pays de la planète à travailler pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des deux degrés d’augmentation par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Les actions sur lesquelles les signataires se sont entendus sont des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre, des événements pour sensibiliser aux changements climatiques et de l’aide aux pays en développement.

L’accord est entré en vigueur en 2016, mais les règles encadrant sa mise en oeuvre font toujours l’objet de négociations. La stratégie complète d’implantation doit être mise à jour au prochain sommet des Nations unies sur le climat, en novembre prochain, à Bonn en Allemagne.

La réunion de Montréal a été organisée en mai dernier, lorsque le Canada et les autres nations du G7 ont commencé à s’inquiéter d’un possible retrait des États-Unis. Catherine McKenna s’était alors rendue à Berlin pour rencontrer MM. Xie et Canete et trouver une solution pour maintenir l’accord en vie. Les États-Unis seront représentés à Montréal par Eric Flanagan, directeur des politiques fédérales pour l’Institut Pembina.

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