CALGARY — Les maires de villes aux deux extrémités du projet d’oléoduc Énergie Est demandent à l’Office national de l’énergie de renoncer à tenir compte des gaz à effet de serre émis durant la construction et l’exploitation du pipeline.

En point de presse en Alberta, le maire de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, s’est joint à son homologue de Calgary pour réitérer leur appui envers le projet de 15,7 milliards $. Les politiciens estiment que l’oléoduc créera des emplois et assurera la prospérité à travers le pays.

La société TransCanada (TSX:TRP), établie à Calgary, a demandé plus tôt ce mois-ci à l’ONÉ de suspendre pour un mois l’examen de son projet. L’organisme de réglementation avait récemment élargi la portée du processus d’évaluation environnementale de l’oléoduc de 4500 kilomètres, qui acheminerait quotidiennement 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de Hardisty, en Alberta jusqu’au Nouveau-Brunswick, en passant par le Québec et l’Ontario.

Le maire de Saint-Jean, Don Darling, juge la décision injuste et reproche à l’ONÉ d’avoir changé ses règles trois ans après le début des démarches de TransCanada.

Le maire de Calgary, Naheed Neshi, estime pour sa part qu’il s’agit de «folie» puisque les industries en amont et en aval ont leur propre processus d’évaluation environnementale.

Les groupes environnementaux se sont pour leur part prononcés en faveur de la décision de l’ONE, qui a également reçu l’appui du gouvernement fédéral.

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