THE CANADIAN PRESS Brian Mulroney.

TORONTO — L’ex-premier ministre Brian Mulroney martèle qu’il faut préserver le mécanisme de règlement de différends de l’ALÉNA, pour lequel il avait lutté dans la première version du traité de libre-échange.

M. Mulroney soutient que le système de comités privés d’arbitrage, connu comme étant le chapitre 19 de l’Accord de libre-échange nord-américain, a «brillamment» profité aux trois signataires.

L’ex-politicien s’est porté à la défense de ce système vendredi, alors que l’équipe de négociation de la première mouture de l’ALÉNA s’est réunie à Toronto pour s’entretenir avec la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Cette rencontre entre l’ancienne et la nouvelle garde survient alors que le Canada, les États-Unis et le Mexique s’apprêtent à amorcer leur troisième ronde de négociations, samedi, à Ottawa.

Il s’agira des premiers pourparlers à prendre place au nord de la frontière canado-américaine.

L’enjeu du chapitre 19 se trouvera alors probablement à l’ordre du jour. Il fait intervenir un groupe spécial binational pour trancher sur les questions relatives aux droits compensatoires et aux mesures antidumping. C’est grâce à ses dispositions qu’Ottawa a eu gain de cause dans le conflit du bois d’oeuvre par le passé. Une nouvelle guerre commerciale dans ce secteur se déroule présentement.

Or, ce système n’a pas la cote à Washington.

Le chapitre 19 était perçu comme le trophée du Canada lors de la conclusion de l’accord original, il y a 30 ans — le fruit d’un appel tendu au coeur de la dernière nuit de négociations qui impliquait M. Mulroney lui-même.

Il raconte avoir eu à le défendre bec et ongles.

«Il a été intégré à l’ALÉNA et ensuite à l’Organisation mondiale du commerce. Et maintenant dans l’Accord de partenariat transpacfiique, a-t-il souligné. Il doit être de grande valeur pour que tous ces gens le veuillent.»

L’ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis, Derek Burney, juge que le chapitre 19 a permis de «rectifier le déséquilibre des pouvoirs» entre les économies canadienne et américaine.

Il estime même que le Canada ne serait pas allé de l’avant avec le traité initial sans ce mécanisme.

Aux autorités américaines qui se montrent critiques de l’ALÉNA, M. Mulroney réplique que l’accord a été une réussite pour ses trois parties.

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